- Le Premier ministre israélien a déclaré lundi qu’il comptait se présenter aux élections législatives prévues d’ici à la fin de l’année.
- Cette annonce intervient alors que son mandat actuel a été marqué par plusieurs conflits majeurs.
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« Je vais me présenter aux élections et j’ai l’intention de gagner
« . Sans surprise, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a confirmé lundi 15 juin qu’il comptait se présenter aux élections législatives. Le scrutin, prévu d’ici à la fin de l’année, est incertain pour « Bibi », qui accumule les critiques concernant sa gestion de la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences.
Le dirigeant de 76 ans a officialisé sa candidature lors d’une conférence de presse, sa première prise de parole depuis que Washington et Téhéran ont conclu un accord visant à mettre fin à la guerre dans la région. Les prochaines élections israéliennes doivent se tenir en octobre au plus tard. Pour Benyamin Netanyahou, le défi est immense : celui qui a gouverné le pays plus longtemps qu’aucun autre Premier ministre – plus de 18 années cumulées depuis 1996 – rêve d’un ultime mandat alors qu’il est empêtré dans un procès pour corruption qui dure depuis plus de cinq ans, et tente d’obtenir une grâce présidentielle.
Une majorité des électeurs défavorables à sa candidature
« Bibi » parviendra-t-il à convaincre les électeurs une dernière fois ? Pour beaucoup d’entre eux, il reste tenu responsable de l’échec sécuritaire ayant permis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023. Il fait aussi l’objet de vives critiques de l’opposition israélienne, qui l’accuse d’avoir fragilisé la cohésion nationale, notamment à travers sa réforme judiciaire controversée et sa gestion de la guerre à Gaza.
Revenu au pouvoir fin 2022, il gouverne actuellement avec l’appui d’une coalition associant le Likoud à des formations d’extrême-droite, mais sans majorité absolue à la Knesset depuis le départ des partis ultra-orthodoxes en raison d’un désaccord sur la conscription des étudiants religieux. Cette coalition ne dispose plus que de 60 sièges à la Knesset, le parlement israélien, qui en compte 120.
Le chef du gouvernement s’est vu conspuer dans de nombreuses manifestations ces dernières années, notamment les mobilisations pour la libération des otages israéliens retenus dans la bande de Gaza. Mardi, un sondage publié par le Israel Democracy Institute (Institut israélien de la démocratie, IDI, considéré comme indépendant) estimait que 61% des Israéliens, et 57% des Israéliens juifs, ne pensaient pas qu’il devrait se présenter à nouveau.

