
Un maquis ? « Oui, comme ces bars clandestins qu’on appelle ainsi en Afrique. Ou comme la Résistance, pendant la guerre… » Ecluse de Bruant, à 4 kilomètres à l’ouest de Dijon, sur le canal qui jouxte le lac Kir, un écrin de verdure au milieu de la métropole. Dans la maison abandonnée de l’éclusier, Frédéric Ménard et son équipe de l’association Zutique ont aménagé un lieu de répétition-résidence et, de mai à fin août, d’accueil des publics, avec concerts, boissons et compagnie, façon guinguette.
Pas vraiment la savane, mais totalement la résistance. Cela fait trente ans qu’il résiste, Frédéric Ménard. Naissance à Etang-sur-Arroux (Saône-et-Loire), un bourg du Morvan, lycée à Autun, puis université à Dijon, laquelle draine toute la Bourgogne. Biologie. Et puis le reste : c’est-à-dire la culture, qui bouillonne dans ce bassin de population de plus de 250 000 âmes. Qu’il s’agisse d’art plastique (avec le Consortium, un centre d’art indépendant et pionnier lancé en 1977, qui a placé la ville sur la carte de France culturelle), de théâtre (un centre dramatique national aujourd’hui dirigé par Maëlle Poésy) ou de musique techno (avec le DJ Vitalic dans les années 1990, déjà).
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