• Selon les données de la société d’analyse maritime Kpler, un pétrolier russe sous sanctions devrait arriver ce lundi 30 mars à Cuba.
  • L’île fait pourtant l’objet d’un blocus des États-Unis sur les hydrocarbures.
  • Ainsi, Cuba n’a plus importé de pétrole depuis le 9 janvier et connaît de sérieuses pénuries.

L’Anatoly Kolodkin, un pétrolier russe sous sanctions, doit arriver ce lundi 30 mars à Cuba avec à son bord 730.000 barils de brut. Selon la société d’analyse maritime Kpler, il se trouvait en effet ce dimanche au nord d’Haïti et se dirigeait vers le port de Matanzas, dans l’ouest de l’île communiste confrontée à de sévères pénuries d’énergie en raison du blocus imposé par les États-Unis.

Cuba n’a plus importé de pétrole depuis le 9 janvier, date de la dernière livraison par le Mexique avant que ce pays ne cesse ses envois de carburants sous la pression de la Maison Blanche. L’île a perdu son principal allié régional et fournisseur de pétrole, le Venezuela, lorsque les forces américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier.

Parti de Russie le 8 mars

Le 20 mars, le Kremlin avait affirmé discuter avec Cuba des moyens d’aider son allié. L’Anatoly Kolodkin, qui fait l’objet de sanctions américaines, a chargé du pétrole dans le port russe de Primorsk le 8 mars dernier. Il a été escorté par un navire de la marine russe à travers la Manche. Les deux bâtiments se sont toutefois séparés une fois que le pétrolier est entré dans l’océan Atlantique, a indiqué la marine britannique.

Le président cubain Miguel Diaz-Canel a imposé diverses mesures pour économiser le carburant, dont un strict rationnement. Les prix des carburants se sont envolés et les transports publics ont été drastiquement réduits.

IM avec AFP

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