• Sébastien Lecornu a prôné vendredi une « maîtrise » des finances publiques « quoi qu’il arrive », pour ne pas revenir aux dépenses du « quoi qu’il en coûte ».
  • Sur le budget de la Sécu, le chef du gouvernement a souhaité « qu’on affine évidemment le pilotage ».
  • Il a pointé une « dérive très préoccupante » du nombre d’arrêts maladie susceptible d’aggraver le déficit public.

Sébastien Lecornu a prôné vendredi une « maîtrise » des finances publiques « quoi qu’il arrive », pour ne pas revenir aux dépenses du « quoi qu’il en coûte », alors qu’il envisage « avec prudence » de passer « sous les 5% » de déficit cette année, malgré les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine. « On a connu le quoi qu’il en coûte. Je crois qu’on peut dire que la maîtrise des finances publiques en transparence doit se faire quoi qu’il arrive désormais », a affirmé le Premier ministre en introduisant une réunion à Bercy de ministres sur les finances publiques, jugeant « préoccupante » la guerre au Moyen-Orient en matière économique.

Face à la flambée des prix des carburants, il a affirmé que « quand on est à 5,1 % de déficit, il n’y a pas de cagnotte » mais que ses ministres allaient revenir dans la soirée sur des « mesures d’accompagnement de filières » voire des « aides sectorielles » « ciblées », « mensuellement renouvelables ». Ces mesures seront en effet détaillées ce vendredi vers 18 heures autour du ministre de l’Économie, Roland Lescure. 

« Quelques réformes structurelles »

Sur le budget de la Sécu, le chef du gouvernement a souhaité « qu’on affine évidemment le pilotage » en pointant une « dérive très préoccupante » du nombre d’arrêts maladie susceptible d’aggraver le déficit public.  « Si on les traite trop tard dans l’année, on ne pourra pas avoir d’action possible, utile, efficace », a-t-il prévenu, en introduisant la réunion de ministres sur les finances publiques.

Les arrêts de travail abusifs ont fait l’objet de plusieurs réunions à Matignon et sont au cœur d’âpres discussions entre le gouvernement et les médecins libéraux. Dans le projet de loi contre les fraudes sociales et fiscales, le gouvernement a supprimé par un amendement le caractère obligatoire de la « mise sous objectifs » par l’Assurance maladie des médecins qui surprescrivent des arrêts de travail. Mais « tout ça ne vaut pas si en même temps on ne fait pas quelques réformes structurelles », a-t-il ajouté, en évoquant certaines « en préparation pour les collectivités locales » et « d’autres » liées à l’assurance chômage.

A. LG avec AFP

Share.
Exit mobile version