C’est à huis clos que, jeudi 26 mars, Vladimir Poutine a rencontré les principaux oligarques et patrons d’entreprise du pays. Autour du chef du Kremlin, une question : comment financer la poursuite de l’offensive en Ukraine ? Depuis plus de quatre ans, la guerre a dopé le complexe militaro-industriel, financé par le budget, mais générateur d’inflation. L’économie réelle, elle, se trouve menacée de récession : avec des taux d’intérêt très élevés, sans investissements privés, le secteur civil a stoppé tout développement.
Depuis un mois, la guerre au Moyen-Orient et la soudaine hausse des cours pétroliers ont certes donné de l’oxygène à l’économie russe : chaque hausse de 10 dollars (8,70 euros) du prix de l’or noir rapporte 1,6 milliard de dollars supplémentaires par mois en recettes fiscales. « Bonne nouvelle pour les autorités russes : le budget pourrait engranger 5 000 milliards de roubles [53,7 milliards d’euros] supplémentaires, couvrant la moitié du déficit prévu dans le scénario le plus pessimiste de février. Mais c’est positif seulement d’un point de vue budgétaire… Cela ne résoudra pas les problèmes structurels croissants de l’économie », prévient Pyotr Mironenko, l’un des fondateurs de The Bell, le principal média russe en exil spécialisé en économie.
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