Sur le campus de l’Université Côte d’Azur, à Nice (Alpes-Maritimes), le 17 avril 2025.

Fallait-il en passer par des assises ? Pour présenter la situation budgétaire des universités, tout a été dit ou presque, alors que près de 100 % des universités ont voté un budget en déficit pour 2026 et que le niveau de dépense publique par étudiant, en euros constants, ne cesse de baisser depuis les années 2010.

Qu’à cela ne tienne : le 8 janvier, une feuille de route a été confiée à Gilles Roussel, président sortant de l’université Gustave-Eiffel, et Jérôme Fournel, inspecteur général des finances, par les ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche Philippe Baptiste et des comptes publics Amélie de Montchalin. Les deux pilotes des assises ont six mois pour « bâtir un socle d’analyse partagé et objectivé sur la réalité du financement des universités, leurs contraintes structurelles et leurs leviers d’actions », prévoit la lettre de mission.

« Voilà une bien curieuse intention. Est-ce à dire que les services de l’Etat ignorent la situation financière des établissements sous leur tutelle ? Qu’ils naviguent à vue dans le brouillard ? », a ironisé dans un communiqué, jeudi 22 janvier, le syndicat d’enseignants-chercheurs Snesup-FSU, qui appelle les personnels à « s’opposer au plan social dans l’enseignement supérieur et la recherche ».

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