Le député des Pyrénées-Atlantiques Jean-Paul Mattei (MoDem), avec une écharpe rouge, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 21 novembre 2025.

Des élus du centre et de la droite en sont persuadés : il y a de l’argent public à gratter en supprimant certains opérateurs, agences et autres organismes consultatifs de l’Etat, ou au moins en les gérant de façon plus serrée. Après l’échec des très ambitieux projets promis par François Bayrou quand il était premier ministre (décembre 2024-septembre 2025) puis par sa ministre de l’action et des comptes publics, Amélie de Montchalin, le député MoDem Jean-Paul Mattei tente une approche volontairement plus mesurée. Cette fois-ci, il ne s’agit plus de faire disparaître des organismes, mais de renforcer la maîtrise de l’Etat sur ses opérateurs, ainsi que la transparence des rémunérations de leurs dirigeants. Sa proposition de loi, déjà validée par la commission des finances de l’Assemblée nationale, doit être débattue jeudi 26 mars en séance.

« Toutes les enquêtes, tous les rapports récents ont mis en lumière des dysfonctionnements au sein des opérateurs de l’Etat, explique le député des Pyrénées-Atlantiques. L’Etat a perdu la maîtrise de son propre archipel administratif ! C’est ce que mon texte, assez modeste, vise à corriger. Avec davantage de contraintes et de contrôles, on peut gagner en efficacité, donc mieux maîtriser les dépenses publiques. »

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