• Face à la flambée des prix du carburant, portée par la guerre au Moyen-Orient, les routiers vont organiser de premières actions pour manifester leur mécontentement.
  • Des rassemblements sont prévus dès ce week-end.

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Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent

La grogne s’intensifie. Alors que le conflit au Moyen-Orient se poursuit, et avec lui la hausse des prix du carburant, les transporteurs routiers ne cachent plus leur colère et leur dépit. « Nous arrivons à la quatrième semaine de crise, la situation est très compliquée pour les transporteurs routiers, car le diesel livré en cuve est souvent plus cher pour eux que dans les stations-service », souligne la déléguée-générale de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), Florence Berthelot, auprès de l’AFP. 

Dans ce contexte, la contestation s’organise. Le syndicat de transporteurs routiers OTRE prévoit des manifestations ou des opérations escargot à Lyon et Clermont-Ferrand (Auvergne-Rhône-Alpes) samedi 28 mars, en Île-de-France lundi 30 mars, ou encore en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine mercredi 1er avril. Ce même jour, les transporteurs de la FNTR se joindront à leurs confrères en PACA. 

Des annonces gouvernementales insuffisantes ?

Pour comprendre là où le bât blesse, il faut savoir que de nombreuses entreprises du secteur sont des PME, qui ne disposent devant elles que de 28 jours de trésorerie en moyenne. Ainsi, la flambée des carburants « déséquilibre complètement leurs postes de coûts, d’autant que les factures qu’ils émettront à leurs clients fin mars ne seront pas payées avant mi-mai au plus tôt », fait valoir Florence Berthelot. Autrement dit, pour de nombreuses structures, la trésorerie est rouge écarlate. Ainsi, les professionnels du transport demandent une aide « pour ne pas assécher leur trésorerie en achat de carburant en attendant d’être réglés par leurs clients », et des ristournes sur le prix des carburants. 

Le gouvernement a annoncé de premières mesures pour soutenir le secteur. Mais « le report des échéances fiscales et sociales qu’on nous a accordé cette semaine n’est pas suffisant », tranche la déléguée-générale de la FNTR. Une enveloppe d’une cinquantaine de millions d’euros va également être débloquée prochainement. Ce fonds doit permettre d’aider les TPE et PME (très petites, petites et moyennes entreprises) qui pourront justifier « de difficultés de trésorerie majeures liées à la crise ». Ce coup de pouce est équivalent à une aide forfaitaire de 20 centimes par litre pour les structures concernées. 

Mais, selon Florence Berthelot, « les annonces gouvernementales ne sont ni à la hauteur, ni opérationnelles » et « ne constituent en rien une réponse à la crise ». « Nous nous retrouvons avec une véritable usine à gaz, incompréhensible dans ses critères », déplore-t-elle encore. 

M.G avec AFP

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