Des porte-conteneurs et pétroliers dans le détroit d’Ormuz, vus depuis Fujairah (Emirats arabes unis), le 25 février 2026.

Depuis le début des frappes américano-israéliennes en Iran, le 28 février, la menace d’un blocage du détroit d’Ormuz ressurgit avec une intensité inédite, entraînant l’affolement des marchés. « Les cours de l’or noir flambent », titrait Le Monde dans son édition du 3 mars. « Le risque que des navires soient pris pour cible ou qu’ils puissent être bloqués dans le golfe, au nord d’Ormuz, pousse les entreprises de négoce à la prudence, sur fond de hausse rapide des coûts d’assurance », constatait Marie de Vergès.

C’est un peu par hasard que le quotidien écrit « détroit d’Ormuz », pour la première fois, le 17 mai 1949. Le quotidien relate alors l’atterrissage forcé de l’aviatrice française Andrée Dupeyron, lors de son raid Paris-Jiwani, « à une trentaine de kilomètres du détroit d’Ormuz ». A cet endroit, le couloir maritime, large d’une cinquantaine de kilomètres, sépare les rives iraniennes et omanaises. A l’époque, il évoque davantage des eaux lointaines et capricieuses que le goulet stratégique par lequel transite aujourd’hui près du cinquième de la consommation mondiale de pétrole.

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