• L’incendie qui s’est déclaré mercredi 1ᵉʳ juillet dans l’Aude a déjà parcouru 950 hectares, en faisant la progression la plus importante de la saison.
  • Brandon Waret s’est rendu dans l’exploitation de Romain Coutarel, viticulteur local.
  • Il tente par tous les moyens de sauver sa récolte de pistaches, mais reste pessimiste.

L’incendie est enfin fixé, dans l’Aude, ont indiqué la préfecture puis Laurent Nuñez dans l’après-midi. Mais il a eu le temps de faire des dégâts et a parcouru environ 950 hectares. Les viticulteurs, eux, sont inquiets pour leur culture. Comme Romain Coutarel, producteur de pistaches dans la commune audoise de Mailhac.

Au volant de son tracteur, il transporte une remorque remplie d’eau. Derrière, le suivent à pied deux jeunes collègues équipés d’une pelle et d’un tuyau d’arrosage. Ensemble, ils tentent de voler au secours des arbres complètement asséchés (voir la vidéo en tête de cet article). « Il y a deux ans et demi de travail foutu en l’air », déplore-t-il. « L’appareil végétal est tout sec. »

Il a encore un peu d’espoir de sauver sa récolte. Mais se tient prêt, aussi, à compter les pertes. « Ce sont des plants qui m’ont coûté 6.000 euros. Plus le travail, l’engrais, le temps passé, la taille. J’espère que tout n’est pas perdu. » Même si le feu de forêt ne progresse plus, les autorités sont vigilantes. « Les braises sont toujours présentes, ça m’inquiète énormément », avoue Romain Coutarel. À cela s’ajoutent des rafales de vent jusqu’à 80 km/h, qui font redouter un nouveau départ de feu.

Emilien DECELLE

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