Eclipsés depuis près d’un an par les droits de douane, les taux de change peuvent-ils redevenir un motif de tensions économiques ? La question est posée après les soubresauts récents sur le marché des devises et certaines des réactions qu’elles ont suscitées avec, sans surprise, le dollar américain au cœur des débats.
L’« indice dollar », qui suit les fluctuations du billet vert face à un panier de devises de référence en prenant en compte le poids de chacune dans les échanges internationaux, est en effet tombé le 27 janvier à son plus bas niveau depuis février 2022. Et la baisse a été plus marquée encore face à l’euro, contre lequel il est tombé le lendemain à 1,20, un seuil symbolique, pour la première fois depuis la mi-2021, 16 % en dessous de son niveau de janvier 2025.
Loin d’inquiéter le président américain, cette baisse semble l’avoir réjoui : interrogé sur le sujet, il a jugé que la « formidable » devise américaine se portait « très bien ». Quelques mots qui ont suffi à amplifier le repli du dollar, au point que le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a corrigé le tir dans un entretien à CNBC, réaffirmant que la politique des Etats-Unis restait celle d’un « dollar fort ».
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