Donald Trump et le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, sur la base aérienne de Dover (Delaware), le 18 mars 2026.

Donald Trump recevait avec cordialité la première ministre du Japon, Sanae Takaichi, dans le bureau Ovale de la Maison Blanche, jeudi 19 mars, lorsqu’il lui a été demandé pourquoi il ne l’avait pas prévenue, pas plus que les autres alliés des Etats-Unis, de sa décision d’attaquer l’Iran conjointement avec Israël. Le président a plaidé l’effet de surprise, en s’appuyant sur une référence qui a embarrassé son invitée : le raid meurtrier lancé par le Japon contre la base navale américaine de Pearl Harbour, dans le Pacifique, le 7 décembre 1941. Cette attaque avait précipité l’entrée des Etats-Unis dans la seconde guerre mondiale.

L’effet de surprise a bien fait son œuvre le 28 février, qu’il s’agisse du déclenchement de la guerre en pleines négociations sur le dossier du nucléaire iranien, ou bien de l’intensité sans précédent des bombardements ordonnés par Donald Trump et par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Mais, au bout de trois semaines de frappes aériennes dévastatrices, cet effet initial a progressivement été estompé par les incohérences de l’administration américaine et par le cours pris par cette guerre, au point de placer le président des Etats-Unis sur la défensive.

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