Le président américain, Donald Trump, sur la pelouse de la Maison Blanche, à Washington, le 27 février 2026.

« Je ne suis pas content quant au fait qu’ils [les Iraniens] ne veulent pas nous donner ce que nous devons avoir, je ne suis pas très content. Nous verrons ce qu’il va se passer », a dit le président des Etats-Unis, Donald Trump, à des journalistes, ajoutant que les discussions entre les deux pays se poursuivraient « aujourd’hui ». Il a également affirmé ne pas avoir pris de « décision finale » sur de possibles frappes américaines contre l’Iran.

Washington a recommandé vendredi au personnel non essentiel de leur ambassade à Jérusalem de quitter Israël, où le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, est attendu lundi, dans un contexte de menaces américaines de frappes en Iran faisant craindre un embrasement régional. Marco Rubio « discutera d’une série de priorités régionales, notamment l’Iran, le Liban et les efforts en cours pour mettre en œuvre le plan de paix en 20 points du président Trump pour Gaza », a déclaré Tommy Pigott, porte-parole adjoint du département d’Etat.

Ces annonces interviennent au lendemain d’une troisième session de pourparlers à Genève sous médiation omanaise entre l’Iran et les Etats-Unis, perçue comme l’une des dernières chances pour éviter une guerre, après le plus important déploiement militaire américain au Moyen-Orient depuis des décennies. Washington a notamment dépêché dans la région deux porte-avions dont le Gerald Ford, le plus grand au monde, attendu au large d’Israël.

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Téhéran avait annoncé des pourparlers dans les prochains jours

Jeudi, l’Iran s’était montré confiant après des discussions indirectes en Suisse avec les Etats-Unis, soulignant de « bons progrès » et disant avoir « abordé très sérieusement les éléments d’un accord, tant dans le domaine nucléaire que dans celui des sanctions », selon le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi. Téhéran avait aussi annoncé une probable nouvelle session de pourparlers « très bientôt, peut-être dans moins d’une semaine », qui apparaissent comme ceux de la dernière chance pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient.

Dans ce contexte, la compagnie aérienne turque Turkish Airlines et deux compagnies iraniennes ont annulé, vendredi soir, leurs vols vers Téhéran au départ d’Istanbul.

Aussi, le Royaume-Uni a annoncé le retrait de son personnel diplomatique d’Iran « en raison de la situation sécuritaire (…). Notre ambassade continue de fonctionner à distance », a communiqué sur son site Foreign Office, qui avait déjà annoncé mi-janvier la fermeture temporaire de sa représentation diplomatique à Téhéran.

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Le Monde avec AFP

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