• Le ministre ukrainien des Affaires étrangères accuse la Hongrie d’avoir « pris en otage » sept employés d’une banque ukrainienne à Budapest.
  • Ils transportaient « 35 millions d’euros et 9 kg d’or », selon la banque ukrainienne concernée.
  • Les deux véhicules transporteurs de fonds « se trouvent actuellement dans le centre » de Budapest mais la localisation des employés est « inconnue ».

Il parle d’un « racket d’État ». Le chef de la diplomatie ukrainienne accuse ce vendredi 6 mars la Hongrie d’avoir « pris en otage » sept employés d’une banque ukrainienne à Budapest qui convoyaient plusieurs dizaines de millions d’euros depuis l’Autriche. 

« À Budapest, les autorités hongroises ont pris en otage sept citoyens ukrainiens, tous des employés de la banque d’État Oschadbank qui opéraient deux véhicules bancaires » depuis l’Autriche, a écrit Andriï Sybiga sur X. « Il s’agit de terrorisme et de racket d’État » commis par la Hongrie, a dénoncé le ministre, affirmant avoir déjà envoyé une note officielle pour exiger « la libération immédiate » de ses compatriotes.

35 millions d’euros et 9 kilos d’or

Oschadbank a de son côté indiqué dans un communiqué que deux de ses véhicules transportaient jeudi « 35 millions d’euros et 9 kg d’or » depuis la Raiffeisen Bank en Autriche, « en accord avec les règles de transport internationales et les procédures douanières européennes en vigueur ». Selon la banque, les deux véhicules transporteurs de fonds « se trouvent actuellement dans le centre de Budapest », mais la localisation des employés reste inconnue.

Le gouvernement hongrois n’a pour l’heure pas répondu aux sollicitations de l’AFP. La Hongrie est l’un des rares pays de l’Otan et de l’Union européenne à avoir renforcé ses liens avec Moscou depuis son invasion de l’Ukraine lancée en 2022. Budapest bloque notamment l’adoption d’un 20e paquet de sanctions de l’UE contre Moscou et le versement d’un prêt de 90 milliards d’euros à Kiev, tant qu’elle n’aura pas obtenu la reprise des livraisons via un oléoduc qui traverse l’Ukraine.

E.R. avec AFP

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