
Edouard Philippe manie l’art de toujours se faire désirer après une période de silence médiatique. Quarante-huit heures après l’annonce de la convocation d’un vote de confiance sur la question budgétaire par François Bayrou, le président du parti Horizons a profité du premier déplacement de sa rentrée politique, en marge de l’université d’été du Medef à Paris, mercredi 27 août, pour rompre le silence.
Sur un ton empreint de gravité, l’ancien premier ministre d’Emmanuel Macron (2017-2020), qui n’a eu de cesse d’alerter sur la dérive de la dette, s’est affiché en soutien au constat « juste et inquiétant » dressé par François Bayrou et a appelé l’ensemble des forces politiques à « assurer la stabilité du pays ».
Mais face à des oppositions remontées et ayant rapidement promis la chute au gouvernement, il a questionné en creux la stratégie du premier ministre, en qualifiant sa décision de « pari risqué » et estimé que « quand vous demandez la confiance, il faut essayer de la construire ».
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