Neuf syndicats de l’Éducation nationale appellent à la grève pour ce jeudi 3 avril.
Dans leur viseur notamment, la suppression de postes à la rentrée prochaine.
De nombreuses villes prévoient des perturbations dans les écoles.

Les enseignants ont rendez-vous dans la rue. L’intersyndicale a lancé un appel à la grève dans l’Éducation nationale pour ce jeudi 3 avril. Le but : alerter sur les suppressions de postes, sur la dégradation des conditions de travail et demander l’abandon de la réforme des retraites. Plusieurs villes ont déjà communiqué sur une fermeture de leurs cantines scolaires ou des accueils périscolaires.

Un rassemblement devant le ministère de l’Économie

« La mobilisation pour le service public d’éducation doit se poursuivre », demandent neuf syndicats (Solidaires, CGT, CFDT, CNT, Snes-FSU, FSU-SNUipp, SNUEP, SNEP et USL). Ils dénoncent dans un communiqué (nouvelle fenêtre) une « saignée » qui « va dégrader encore davantage les conditions d’apprentissage et de travail ».

Dans le détail, à Paris, le ministère « impose la suppression de 110 postes d’enseignants dans le primaire, de 132 postes dans le secondaire et la fermeture de 223 classes ». L’intersyndicale exige également que soient abandonnés les groupes de niveaux (nouvelle fenêtre) mis en place au collège. Enfin, « l’abandon de la réforme des retraites » et « le maintien de l’indemnisation à 100% des arrêts maladie », contre 90% (nouvelle fenêtre) depuis le 1er avril, figurent toujours dans ses revendications.

Une manifestation aura lieu à midi devant le ministère de l’Économie et des Finances, dans le 12ᵉ arrondissement de Paris. Les enseignants y seront rejoints par toute la fonction publique appelée à faire grève pour dénoncer les économies réalisées dans les services publics. Des rassemblements auront aussi lieu à la mi-journée à Bordeaux, Angoulême (Charente) ou encore Poitiers (Vienne), selon l’Unsa.

De nombreux établissements scolaires pourraient être affectés par cette grève. À Strasbourg par exemple, selon le média local Rue89, toutes les cantines des écoles maternelles et élémentaires seront fermées. À Rouen (Seine-Maritime), plusieurs écoles ont déjà annoncé qu’elles n’ouvriront pas leurs portes. Aucun chiffre n’existe pour le moment à l’échelle nationale.

Zoe SAMIN

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