Il n’y aura donc pas eu de « ralliement autour du drapeau ». La crise groenlandaise, en début d’année, avait semblé profiter aux sociaux-démocrates de la première ministre, Mette Frederiksen, louée pour sa ténacité face au président américain, Donald Trump, et sa capacité à mobiliser les Européens. Remonté temporairement dans les sondages, son parti n’a pas réussi à capitaliser sur ce soutien lors des élections législatives, mardi 24 mars.
S’ils arrivent en tête dans un paysage politique morcelé avec douze partis représentés au Parlement, les sociaux-démocrates enregistrent leur plus mauvais score depuis 1903 avec 21,9 % des voix (contre 27,5 % en 2022). Ils perdent douze sièges de députés pour n’en conserver que trente-huit. Tard dans la nuit, les traits tirés, Mette Frederiksen a tempéré l’échec de son parti, constatant qu’il avait souffert de l’« usure du pouvoir », après sept ans passés à la tête du pays « dans des conditions très difficiles, avec une crise après l’autre ».
Pendant la campagne électorale, elle a tenté de persuader les électeurs que son parti était bien ancré à gauche, malgré son alliance depuis 2022 avec le parti libéral (Venstre) et les Modérés (centre droit). Elle a promis de restaurer l’impôt sur la fortune, de revaloriser les pensions et de limiter à quatorze le nombre des élèves en classe primaire. Mais avec un succès limité, concurrencée sur sa gauche par le Parti populaire socialiste (SF).
Il vous reste 71.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
