• Les élections municipales ont lieu les 15 et 22 mars prochain.
  • Pour être à jour sur les derniers sondages, connaître les candidats qui feront la campagne ou maîtriser les grands thèmes qui animeront les débats, TF1info vous propose sa gazette, publiée tous les lundis à la mi-journée.

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Élections Municipales 2026

Près de 36.000 édiles remettent leurs écharpes en jeu. Les 15 et 22 mars, les Français élisent leurs maires, leurs élus préférés. Tous les lundis, d’ici au 1ᵉʳ tour, nous vous présentons un candidat qui fera la campagne, nous mettons l’accent sur une ville où la campagne bat son plein, nous vous résumons le dernier sondage à connaître ou encore la règle de scrutin à avoir en tête pour comprendre les enjeux des élections.

La phrase du jour

« Je trouve intéressant d’avoir un pied dans la vie locale, même si je l’ai déjà quand les maires me sollicitent pour des dossiers. » La phrase est signée Olivier Faure dans le Parisien (nouvelle fenêtre). Le premier secrétaire du Parti socialiste est candidat aux élections municipales, en 5ᵉ position sur la liste du maire socialiste sortant Michel Bisson à Lieusaint (Seine-et-Marne). « Il est présent à ma demande, bien qu’il ne réside pas à Lieusaint, mais toujours à Savigny-le-Temple (…) Un député est éligible dans n’importe quelle commune de son département », a indiqué l’édile, précisant également que le député « n’aura aucune délégation et n’a aucune intention d’être maire de Lieusaint ou président de Grand Paris Sud »

« Autrefois, le cumul des mandats était la règle. C’est terminé. Aujourd’hui, un député n’a pas tous les éléments. À Lieusaint, c’est une façon d’avoir accès à la réalité d’une collectivité avec ses contraintes, etc. », a aussi précisé Olivier Faure (nouvelle fenêtre) pour expliquer sa démarche.

Le sondage à avoir en tête

Une enquête Toluna Harris Interactive pour LCI publiée le 27 février révèle que 45% des Français parlent au moins plusieurs fois par semaine des élections municipales, principalement en couple avec leur conjoint ou conjointe. Ils sont 32% à discuter du sujet avec des membres de leur famille, 30% avec des amis et 27% avec des collègues. C’est beaucoup moins que la présidentielle, puisqu’ils sont par exemple 67% à parler au moins plusieurs fois par semaine de l’échéance de 2027 en couple.

Aussi, à deux semaines du 1ᵉʳ tour, six Français sur dix indiquent que la campagne pour les élections municipales leur permet de se faire une idée sur les candidats et les programmes. 

La ville à garder à l’œil : Le Havre

C’est l’un des scrutins dont les enjeux dépassent de loin la seule élection d’une nouvelle équipe municipale. Dans son fief du Havre, en Seine-Maritime, le patron d’Horizons Édouard Philippe espère rempiler pour un troisième mandat (nouvelle fenêtre). Mais le vote pourrait être lourd de sens pour l’avenir politique de celui qui assume déjà ses ambitions présidentielles : l’ex-Premier ministre a conditionné sa candidature en 2027 à une victoire aux municipales dans cette ville portuaire. 

Un récent sondage Opinionway, publié la semaine passée, pourrait bien inquiéter l’ancien locataire de Matignon (nouvelle fenêtre). Pour la première fois, il est donné perdant de peu contre son rival communiste Jean-Paul Lecoq, soutenu par une large partie de la gauche, en cas de triangulaire au second tour avec le candidat RN-UDR Franck Keller. L’enquête d’opinion « n’indique pas une défaite automatique », mais reste « préoccupant(e) » pour Horizons, a souligné jeudi sur LCI le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi. Tout en estimant qu’une victoire pourrait à l’inverse donner un vrai élan pour 2027 au maire sortant. Le sondage « ne peut que remobiliser l’électorat favorable à Édouard« , veut croire une source au sein du parti, auprès de l’AFP. 

Le candidat qui fera la campagne : Baptiste Wauquiez, fils de Laurent

L’adage circule souvent : la politique, c’est une affaire de famille. Au Puy-en-Velay, la préfecture de la Haute-Loire, le fils aîné du chef de file des députés LR Laurent Wauquiez a rejoint la liste du maire UDI sortant, Michel Chapuis. Baptiste Wauquiez, 22 ans, se lance ainsi dans l’arène politique dans le fief de son père, qui a été édile de la commune de 2008 à 2016. La propre mère de ce dernier, Eliane Wauquiez-Motte, a longtemps été maire de Chambon-sur-Lignon, non loin de là. 

« Je dois faire mes preuves », mais « il est positif de voir des jeunes s’engager pour Le Puy et ses habitants », a plaidé le jeune homme, diplômé de HEC et de droit public, auprès du quotidien régional L’Eveil (nouvelle fenêtre). Tout en démentant, en cas de victoire, vouloir remplacer à mi-mandat Michel Chapuis, actuellement visé par une enquête du parquet national financier, comme l’avait affirmé Le Canard enchaîné

Dans la même famille, son oncle Wladimir Wauquiez, 62 ans, était quant à lui troisième sur une liste de centre-droit à Roanne, dans la Loire, avant d’en être exclu par la tête de liste sur fond de « divergence stratégique »

Le thème dont tous les candidats parleront : le trafic de drogue

Selon plusieurs sondages récents, la sécurité arrive en tête des préoccupations des électeurs pour leur commune. Un thème s’est même imposé dans la campagne : la lutte contre le narcotrafic. Certains candidats ont même été meurtris dans leur chair. À Marseille, le militant antidrogue Amine Kessaci, qui a perdu deux de ses frères (nouvelle fenêtre), a rejoint la liste du maire sortant de gauche Benoît Payan, avec l’espoir de faire de la cité phocéenne « la vitrine nationale » de ce combat. 

À gauche toujours, certains candidats ont lancé eux aussi des propositions plus sécuritaires pour endiguer ce fléau, comme à Brest, où le maire socialiste François Cuillandre, en poste depuis vingt-cinq ans, a finalement promis une police municipale en cas de réélection, après avoir longtemps refusé. Mais le thème reste largement brandi par la droite et l’extrême droite, notamment dans des plus petites villes, qui ne sont plus épargnées par les violences liées aux trafics. À Clermont-Ferrand par exemple, où cinq personnes sont mortes dans des règlements de compte l’an passé, la liste LR promet 100 policiers municipaux de plus. 

Au-delà des propositions, certains redoutent que des campagnes soient perturbées. À Échirolles (Isère), la voiture de la maire PCF Amandine Demore, engagée contre ces trafics (nouvelle fenêtre), a été incendiée mi-janvier. « Il y a une crainte réelle » d’ingérence, a concédé début février le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, relevant des « faits troublants » même si pas « concrets » pour l’heure. 

La règle de scrutin à connaître : le protocole de vote à Paris, Lyon et Marseille

Une nouveauté va s’appliquer dans les trois métropoles cette année, mettant fin à une exception. Jusqu’alors, les Parisiens, les Marseillais et les Lillois votaient indirectement pour leur maire, en choisissant une liste de conseillers. Désormais, la règle évolue : ils voteront aussi en direct pour leur édile. Ce qui donnera lieu à plusieurs scrutins (nouvelle fenêtre)

À Paris et à Marseille, les votants vont d’abord glisser un bulletin dans une première urne pour élire les conseillers d’arrondissement ou de secteur, comme auparavant. La tête de liste arrivée en tête obtiendra l’hôtel de ville de cet échelon. Puis, dans une seconde urne, il faudra voter pour celle que l’on veut voir remporter l’ensemble de la commune (nouvelle fenêtre). Quant à Lyon, une troisième étape s’ajoute : les administrés votent déjà lors des municipales pour des conseillers métropolitains, qui vont ensuite élire le président de la métropole, et cette règle ne change pas. Après avoir voté pour les conseillers d’arrondissement, puis pour le maire de la capitale des Gaules, les votants devront donc choisir également leurs représentants métropolitains. 

Dans les trois villes, le vote se déroule sur un même site. À Paris, le scrutin est prévu « dans deux bureaux de vote sur un même lieu », « soit en enfilade, soit dans deux salles proches l’une de l’autre ». Idem à Marseille, où les deux votes ont lieu « soit dans la même salle, soit dans deux salles situées l’une à proximité de l’autre ». À Lyon, des parcours différents seront balisés au sein du même bureau de vote. Concrètement, les votants devront prendre les bulletins, en glisser un dans l’enveloppe, le placer dans l’urne dédiée et signer la liste d’émargement, puis recommencer à nouveau la procédure, une, deux ou trois fois.   

Maëlane LOAËC, Justine FAURE

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