A Nevers, le macroniste Denis Thuriot en tête mais talonné par la gauche

Le maire de Nevers, Denis Thuriot, macroniste de la première heure, est arrivé en tête à l’issue du premier tour des municipales, dimanche ; il est talonné par la gauche, cette fois unie, selon des résultats définitifs officiels. Denis Thuriot, un « marcheur » avant l’heure, adepte du « ni droite ni gauche », avait mis fin en 2014 à quarante-trois ans de socialisme à Nevers, ancien fief de 33 000 habitants tenu par l’ancien premier ministre socialiste Pierre Bérégovoy.

Dimanche, le maire Renaissance a recueilli 34,49 % des suffrages exprimés, contre 30,01 % pour son plus proche adversaire, l’écologiste Wilfrid Séjeau, à la tête de la seule liste de gauche (PS, Les Ecologistes et PCF). En 2020, la gauche était éclatée en cinq listes.

Amandine Boujlilat, fille d’une figure du PS mais jamais encartée, et ancienne première adjointe de M. Thuriot, a recueilli 11,25 % des voix. Etant en position de se maintenir, elle a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) avoir « entamé des discussions » afin de « sortir Denis Thuriot », sans vouloir préciser avec qui elle entendait négocier.

Xavier Morel, autre ancien adjoint de Denis Thuriot, qui présentait également une liste concurrente au maire sortant, a recueilli 10,86 %. « On a une volonté de se maintenir », a-t-il déclaré à l’AFP, rejetant « toute discussion » avec Denis Thuriot, mais sans exclure des négociations avec Mme Boujlilat. En quatrième position, avec 8,7 %, le LR Baptiste Dubost, 28 ans, n’a pas réussi son pari de former une opposition de droite, qui avait soutenu Denis Thuriot en 2020.

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