
Le président de la République, Emmanuel Macron, a consacré une large partie de son discours de vœux aux armées, jeudi 15 janvier, à la nécessité de poursuivre l’augmentation des dépenses consacrées à la défense française.
« L’accélération des périls commande d’accélérer le réarmement de la France. Pour rester libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant. Et pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort », a déclaré le chef de l’Etat dès le début de sa prise de parole à la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône).
La loi de programmation militaire (LPM), qui court sur six années (2024-2030), fait l’objet d’un réajustement annuel dans le cadre du vote du projet de loi de finances. Le budget de l’Etat n’ayant toujours pas été adopté par le Parlement, les crédits supplémentaires envisagés pour l’armée et l’achat d’armements sont actuellement suspendus aux débats menés à l’Assemblée nationale et au Sénat – le premier ministre, Sébastien Lecornu, a aussi la possibilité d’utiliser l’adoption sans vote par l’article 49.3 de la Constitution, ou de faire passer le budget par ordonnances.
« Je sais, à cet égard, pouvoir compter sur la ministre, la ministre déléguée et l’ensemble des parlementaires pour que l’actualisation de la loi de programmation militaire puisse être adoptée d’ici au 14 juillet prochain », a déclaré à ce sujet le chef de l’Etat, en tissant un lien direct entre la capacité de la France à pouvoir répondre à l’augmentation des menaces internationales et l’adoption du budget pour l’année 2026.
Pour la période 2026-2030, l’actualisation de la LPM représente « un effort supplémentaire de 36 milliards d’euros pour accélérer notre réarmement, dont 3,5 milliards d’euros » dès cette année, a-t-il poursuivi.
En reprenant le terme technique de « surmarches » pour évoquer ces augmentations, M. Macron a considéré qu’elles avaient pour objectif de « préserver la crédibilité opérationnelle de nos armées et faire face, si nous devions y être confrontés, à un engagement majeur d’ici trois à quatre ans ».

