Alexandre Bisson, 21 ans, qui a une déficience cognitive due à un trouble du spectre autistique, installe des desserts dans la vitrine d’un restaurant, dans lequel il est apprenti. A Paris, le 17 février 2023.

Des « acteurs multiples », un « foisonnement de dispositifs », un système de quotas « nécessaire mais insuffisant », qui aboutit à des résultats « en deçà des objectifs », tel est le constat sévère dressé par un rapport de la Cour des comptes, publié lundi 26 janvier, sur « la politique en faveur de l’inclusion dans l’emploi des personnes en situation de handicap ».

La publication met de côté la situation de l’emploi protégé, qui mobilise 1,6 milliard d’euros pour 120 000 personnes accueillies en Etablissements et services d’aide par le travail, et se concentre sur l’insertion des travailleurs en situation de handicap en milieu ordinaire. Cette mission, qui mobilise 1,3 milliard d’euros, est répartie entre une grande variété d’acteurs : France Travail, son dispositif spécifique pour le handicap Cap Emploi, les missions locales pour les jeunes, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) pour le privé, et son équivalent, le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique (FIPHFP), pour le secteur public, ainsi que d’autres prestataires externes… Un « paysage institutionnel peu compréhensible pour les utilisateurs, personnes handicapées et employeurs », avec des actions peu coordonnées et des « dispositifs en silo », constate la Cour des comptes.

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