
La campagne électorale du maire d’extrême droite d’Orange (Vaucluse) Yann Bompard est tuée dans l’œuf. Le maire sortant n’avait pas encore acté sa candidature mais ne cachait pas ses intentions. La justice en a décidé autrement.
A sept semaines du premier tour des élections municipales, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné l’élu, lundi 26 janvier, à dix-huit mois de prison avec sursis et une amende de 40 000 euros pour recel de détournement de fonds publics. Il a également décidé de l’exécution provisoire de la peine complémentaire obligatoire d’inéligibilité qu’il a fixée à cinq ans. Cette inéligibilité immédiate, même en cas d’appel, fait perdre à Yann Bompard ses sièges de conseiller départemental du Vaucluse, de maire d’Orange et de président de l’intercommunalité du Pays d’Orange en Provence.
L’élu était absent à l’énoncé du jugement, uniquement représenté par son avocat, à la différence de Marie-France Lorho, députée (Rassemblement national, RN) de la 4e circonscription du Vaucluse, condamnée dans cette même affaire à dix-huit mois de prison avec sursis, une amende de 10 000 euros et à une mesure d’inéligibilité immédiate de cinq ans. Elle ne pourra pas figurer, comme cela avait été annoncé, au deuxième rang de la liste que le RN présente à Orange, conduite par un dissident de la majorité de Yann Bompard.
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