Il est 8 h 30 du matin, ce vendredi 20 mars : les rues de Canterbury sont calmes, il est un peu tôt pour les touristes, nombreux à visiter cette grosse ville du Kent (sud-est de l’Angleterre), un ancien lieu de pèlerinage connu pour sa magnifique cathédrale et ses ruelles médiévales. Le bus qui mène au campus de l’Université du Kent, sur les hauteurs de la ville, est rempli d’étudiants masqués. Tous descendent à l’arrêt Science Building, où le complexe sportif de l’Université a été transformé en centre de vaccination.
La queue est déjà énorme : sur près d’un kilomètre, des jeunes et des moins jeunes attendent patiemment leur tour, casque sur les oreilles et feuille de consentement à la vaccination en main. Les étudiants, enseignants et tous les personnels de l’université sont invités depuis le 18 mars à recevoir leur première injection du MenB, le vaccin contre les infections à méningocoques du groupe B (l’un des plus fréquents en France avec les groupes C, W et Y).
Ces bactéries peuvent provoquer des maladies très graves, affectant surtout les jeunes, comme la méningite ou la septicémie, qui peuvent engendrer la mort en moins de vingt-quatre heures faute d’une prise en charge rapide. Les symptômes d’alerte comprennent une fièvre élevée mal tolérée, des maux de tête intenses, une raideur de nuque, des nausées/vomissements, l’apparition de taches rouges ou violacées (purpura) sur la peau, indique le site du ministère français de la santé.
Il vous reste 81.3% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
