L’ancien ministre de la justice belge, Stefaan De Clerck, interrogé lors de la commission parlementaire sur l’opération « Calice », au Parlement fédéral, à Bruxelles, le 21 mars 2025.

Lassitude, déception, colère… Les nombreuses victimes de violences sexuelles commises par des membres du clergé belge pendant des années oscillent entre plusieurs sentiments, à la suite de la publication d’un rapport parlementaire sur d’« éventuels dysfonctionnements » dans le lent processus de reconnaissance de leurs plaintes. Publié, mardi 24 mars, par la Chambre des représentants, il détaille comment l’enquête pénale, ouverte en 2010 et baptisée opération « Calice », a été menée.

« Il y a eu au moins des contacts anormaux entre l’Eglise, ses représentants et le ministre de la justice », explique le député Khalil Aouasti (Parti socialiste), l’un des quatre rapporteurs de la commission, qui a travaillé pendant près de deux ans. « Notre travail a clairement démontré que la hiérarchie catholique [avait] été protégée, notamment par le ministre de la justice », assure, de son côté, Greet Daems, autre membre de la commission et députée du Parti du travail (gauche radicale).

Interrogé par la Radio-télévision belge francophone, après la présentation du rapport, Pierre Jadoul, membre de la droite libérale francophone et président de la commission, a, quant à lui, refusé de parler d’ingérence du clergé, mais a déploré une « occasion manquée d’être à l’écoute des victimes » et la « durée absolument inadmissible » des procédures judiciaires.

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