• Les États-Unis et Israël ont attaqué ce samedi 28 février l’Iran, qui a riposté.
  • L’ayatollah Ali Khamenei a été éliminé, a annoncé Donald Trump dans la soirée, alors que la région s’embrase.
  • Voici ce qu’il faut retenir de cette journée.

Suivez la couverture complète

Moyen-Orient : les États-Unis et Israël frappent l’Iran

Des menaces mises à exécution. Après plusieurs semaines de mises en garde et de vaines négociations, les États-Unis et Israël ont frappé ce samedi 28 février l’Iran. Dès le début de la matinée, les deux pays alliés ont attaqué Téhéran, huit mois après une première guerre de 12 jours qui ciblait les installations nucléaires iraniennes. Cette fois, l’opération vise ouvertement un changement de régime en Iran.

Des frappes et une riposte

Il est 7h37, ce samedi, lorsque l’agence de presse Isna indique que deux panaches d’une épaisse fumée se dégagent dans deux quartiers de Téhéran, dont celui où se trouve la résidence du guide suprême Ali Khamenei. Le ministère de la Défense israélien a annoncé quelques minutes plus tard avoir lancé une « frappe préventive » sur l’Iran. Des explosions ont ensuite été entendues dans la grande ville d’Ispahan (centre), la ville sainte de Qom (centre), Karaj, située à l’ouest de Téhéran, ainsi que Kermanshah (ouest). Les États-Unis ont commencé par la suite à mener des frappes contre l’Iran. Le Croissant-Rouge iranien a fait état de plus de 200 morts.

En riposte, l’Iran a ciblé des bases américaines présentes dans de nombreux pays du Golfe. Une explosion a ainsi été entendue sur l’emblématique île artificielle de Dubaï, The Palm, avec un bilan de quatre blessés, selon les autorités des Émirats arabes unis. Au Bahreïn, un centre du quartier général de la cinquième flotte américaine a été touché par une « attaque de missile ».

Plusieurs explosions ont également été entendues au-dessus du centre de Doha, au Qatar, mais aussi à Riyad, en Arabie saoudite. Dans la soirée, les États-Unis ont indiqué qu’aucune « victime américaine » n’avait été recensée. Israël a en outre été visé à plusieurs reprises dans la journée, où les habitants ont été appelés à se réfugier dans les abris. Ce samedi soir, un missile a touché Tel-Aviv, blessant grièvement une personne.

Khamenei, un sort longtemps incertain

Le guide suprême iranien est-il mort dans la première frappe israélienne de ce samedi ? Tout au long de la journée, la réponse est restée en suspens. D’après le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, l’ayatollah Khamenei est toujours en vie « pour autant que je sache », a-t-il affirmé dans l’après-midi. « Tous les hauts responsables sont en vie. Donc tout le monde est maintenant à son poste, et nous gérons la situation. »

Iran : le guide suprême tué lors des frappes ?Source : TF1 Info

Dans la soirée, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a livré une toute autre version, alors que 30 bombes ont été larguées sur le complexe résidentiel du guide suprême. Il existe « de nombreux signes » que « ce tyran » a été éliminé dans les frappes, a-t-il indiqué dans une prise de parole officielle. Puis les médias israéliens ont été plus catégoriques. « Source israélienne : Khamenei est mort », indiquait un bandeau de la chaîne 12. « Source israélienne : Ali Khamenei a été éliminé », affichait pour sa part la télévision publique KAN.

Interrogé par les médias américains, Donald Trump a simplement affirmé qu’il avait « le sentiment » que ces informations étaient correctes, avant de la confirmer officiellement plus tard dans la soirée. Auparavant, deux télévisions israéliennes avaient rapporté qu’une « photo du corps » d’Ali Khamenei avait été montrée à Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Au total, d’après l’armée israélienne, sept hauts responsables iraniens ont été « éliminés » lors des frappes, parmi lesquels le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême, et le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh.

Réactions internationales

L’escalade a conduit de nombreux pays à réagir, alors que s’est tenue ce samedi soir une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. La France, par l’intermédiaire de son président Emmanuel Macron au début d’un Conseil de défense, a affirmé que « la priorité absolue » était « la sécurité de nos ressortissants dans tous les pays frappés ». « C’est ensuite la sécurité de nos emprises militaires et diplomatiques, et évidemment la sécurité sur le territoire national », a affirmé le président de la République.

Frappes en Iran : Emmanuel Macron prend la parole au début du Conseil de défenseSource : TF1 Info

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a condamné « l’escalade militaire au Moyen-Orient » et appelé à « l’arrêt immédiat des hostilités ». La diplomatie russe a dénoncé une « aventure dangereuse » menaçant la région de « catastrophe » et visant à « détruire » un gouvernement qui a « refusé de se soumettre au diktat de la force et à l’hégémonisme ». Pékin a « appelé à un cessez-le-feu immédiat (…) et encouragé la reprise du dialogue ». La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé toutes les parties à « la plus grande retenue », tout en condamnant les « attaques injustifiables » de l’Iran contre les Émirats arabes unis.

I.N

Share.
Exit mobile version