En dépit de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024 et qui a permis de mettre fin à la guerre menée depuis le 8 octobre 2023 par Israël contre le Hezbollah, l’Etat hébreu poursuit ses frappes dans le Liban sud. Cela, alors même que l’armée libanaise a annoncé, en janvier, avoir désarmé le Parti de Dieu entre la frontière israélienne et le fleuve Litani. Omniprésent dans le ciel grâce à ses drones et occupant toujours cinq positions stratégiques sur le territoire libanais, Israël maintient sous emprise une région historiquement cruciale pour ses impératifs sécuritaires.

Omniprésents, les drones permettent à Israël d’occuper le territoire du Liban sud à distance, de manière moins coûteuse et en évitant d’exposer les troupes, pour maintenir la population libanaise sous pression.

Sources : « Nowhere To Return : Israel’s Extensive Destruction of Southern Lebanon », Amnesty International, 2025 ; P. Blanc, « L’enjeu hydropolitique au cœur des relations israélo-libanaises », Liban, une guerre de 33 jours, La Découverte, 2007 ; D. Meier, « Au Sud-Liban, la Blue Line comme marqueur du post-conflit ? », L’Espace Politique, 2017 ; « An Automated Occupation in South Lebanon », Carnegie Endowment for International Peace, 2025 ; PASSIA ; Alma Research and Education Center ; rapports de la Finul ; données sur les destructions au Liban, d’après l’analyse des données satellitaires par C. Scher (CUNY Graduate Center) et J. Van Den Hoek (Oregon State University) ; Acled ; ISW ; AFP, Le Monde

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