• Au 16e jour du conflit, les Gardiens de la Révolution iraniens ont juré dimanche de « traquer et tuer » le Premier ministre israélien.
  • Le président américain appellent les États qui s’approvisionnent en pétrole via le détroit d’Ormuz à « veiller à la sécurité de ce passage » avec l’aide des forces américaines.
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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase

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LCI SUR LE TERRAIN

Alors qu’il y a encore eu de très fortes explosions à Tel Aviv cette nuit, nous vous proposons un point avec notre correspondante sur place.

Iran : les Gardiens de la révolution menacent NetanyahouSource : TF1 Info

APPEL À ESCORTER LES PÉTROLIERS

Les États-Unis cherchent toujours à rétablir la circulation dans le détroit d’Ormuz. Tout en promettant de frapper « très fort au cours de la prochaine semaine », le président américain a répété que les États-Unis « ont vaincu et complètement anéanti l’Iran, tant sur le plan militaire qu’économique ». Néanmoins il a aussi pressé d’autres pays, comme « la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni », d’envoyer des navires militaires dans la zone du détroit pour escorter les pétroliers sur leur chemin.

LES PAYS DU GOLFE PRIS POUR CIBLE

L’Iran continue à cibler ses voisins du Golfe. De fortes explosions ont ainsi retenti dès les premières heures à Manama, capitale du Bahreïn. Depuis le début de la guerre , le Bahreïn, où se trouvent des bases militaires américaines, dit avoir intercepté 125 missiles et 203 drones iraniens et déplore un bilan de deux morts. 

Le ministère de la Défense saoudien a également indiqué avoir détruit dix drones dans l’est du pays et la région de la capitale Riyad, tandis que celui des Émirats arabes unis a dit avoir intercepté des missiles et drones visant le pays.

LE POINT SUR LA SITUATION

Voici les dernières informations de la nuit :

 

– Les Gardiens de la révolution jurent de tuer Netanyahou. Le bras armé du régime a juré de « traquer et tuer » le Premier ministre israélien dans un communiqué sur son site Internet Sepah News. 

– Explosions au Bahreïn. De fortes explosions ont retenti tôt ce matin à Manama, la capitale du Bahreïn, selon des journalistes sur place. Depuis le début de la guerre, ce pays du Golfe a dit avoir intercepté 125 missiles et 203 drones iraniens et déplore un bilan de deux morts. Dans les autres pays du Golfe, ces attaques ont fait 24 morts.

– Le Koweït visé. « L’aéroport international de Koweït a été pris pour cible par plusieurs drones samedi soir, qui ont touché son système radar » de surveillance, a annoncé la direction de l’aviation civile du pays. Le service de communication du gouvernement a également annoncé les arrestations de trois personnes ayant utilisé des drones équipés de caméras.

– Les Emirats choisissent « la retenue ». Le conseil du président émirati, Anwar Gargash, a écrit que les Émirats arabes unis ont « le droit de se défendre » contre les frappes iraniennes mais continuent de choisir « la retenue ». Les Émirats « ont déployé des efforts sincères jusqu’au tout dernier moment pour servir de médiateurs entre Washington et Téhéran afin d’éviter cette guerre. »

– La diplomatie du ballon rond. L’équipe de foot irakienne se se rendra bien au Mexique pour jouer son match de barrage pour la prochaine Coupe du monde, malgré les difficultés de voyage provoquées par la guerre au Moyen-Orient, a confirmé le président de la Fédération irakienne. L’équipe partira « à la fin de la semaine en avion privé », a-t-il annoncé sur Facebook.

– Des courses annulées au Moyen-Orient. Deux Grands Prix de Formule 1, celui de Bahreïn et d’Arabie saoudite, prévus mi-avril, ont été annulés par la Fédération internationale de l’automobile. Ces courses ne seront pas remplacées par d’autres Grands Prix.

BIENVENUE

Bonjour et bienvenue sur ce live consacré au 16ᵉ jour de la guerre au Moyen-Orient.

Deux semaines après son déclenchement le 28 février, marqué par la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, le conflit ne montre aucun signe d’accalmie. Donald Trump a exhorté samedi 14 mars d’autres pays à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique entravée par la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Répétant que les États-Unis « ont vaincu et complètement anéanti l’Iran, tant sur le plan militaire qu’économique », Donald Trump a néanmoins appelé sur son réseau Truth Social les pays qui s’approvisionnent en pétrole via le détroit d’Ormuz à « veiller à la sécurité de ce passage » avec l’aide des forces américaines. « De nombreux pays vont envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les États-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr », avait auparavant assuré le président américain. La veille, il avait affirmé que la marine américaine commencerait « très bientôt » à escorter des pétroliers dans ce passage stratégique. « Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres (…) enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité », a-t-il ajouté. 

L’armée américaine a « complètement détruit » des cibles militaires sur l’île de Kharg, située à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes et qui abrite le plus grand terminal d’exportation de pétrole brut du pays, a par ailleurs déclaré Donald Trump. Le président américain a prévenu qu’il s’en prendrait aux infrastructures pétrolières de l’île si « le passage libre et sûr des navires » n’était pas rétabli dans le détroit d’Ormuz. En réponse, Téhéran a menacé de « réduire en cendres » les sites pétroliers liés aux États-Unis au Moyen-Orient. 

Une délégation libanaise pour négocier avec Israël

De son côté, le Quai d’Orsay a déclaré samedi qu’il n’y avait « pas de plan français » pour tenter de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah. Le site américain Axios, citant trois sources au fait du dossier, avait affirmé plus tôt que la France avait élaboré une proposition pour mettre fin à la guerre prévoyant la reconnaissance de l’État d’Israël par le Liban. 

Emmanuel Macron s’est entretenu cette semaine avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qu’il a appelé à « clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban », ainsi qu’avec le président libanais Joseph Aoun.

Une source officielle libanaise a pour sa part indiqué samedi soir à l’AFP que le Liban avait formé une délégation pour négocier avec Israël, soulignant toutefois que ni la date ni le lieu de telles discussions n’avaient encore été fixés, Paris et Chypre étant envisagés.

La rédaction de TF1info

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