- Quatre jours après la mort de Quentin Deranque, passé à tabac à Lyon, 11 personnes se trouvent toujours en garde à vue ce jeudi matin.
- La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé mercredi que les droits d’accès d’un deuxième collaborateur parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault avaient été suspendus à la suite de son interpellation.
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Mort de Quentin Deranque, 23 ans, violemment agressé à Lyon
Quentin Deranque, 23 ans, est mort samedi 14 février après avoir été roué de coups, le jeudi précédent, par plusieurs personnes encagoulées, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis.
Mercredi soir, onze personnes se trouvaient en garde à vue dans cette affaire, selon le procureur de Lyon. Neuf personnes avaient déjà été arrêtées mardi soir lors d’opérations coordonnées dans plusieurs départements. Pour celles-ci, les gardes à vue ont été prolongées de 24 heures, jusqu’à jeudi soir. Parmi les suspects figurent trois proches de Raphaël Arnault : un ancien stagiaire du député LFI et surtout deux assistants parlementaires, Jacques-Elie Favrot, et Robin C. connu au Palais-Bourbon sous le nom de Robin Michel.
Minute par minute
INFO TF1-LCI
Les deux gardes à vue débutées hier ont elles aussi été renouvelées, indique le procureur à TF1-LCI.
LE POINT SUR L’ENQUÊTE
Depuis hier, 11 personnes sont en garde à vue. Ces interpellations s’inscrivent dans l’enquête qui doit déterminer les circonstances dans lesquelles Quentin Deranque est mort samedi. Raphaël Maillochon, du service police-justice de TF1-LCI, fait le point.
GARDES À VUE EN COURS
La garde à vue doit se terminer aujourd’hui pour les onze personnes interpellées dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, et elles devraient commencer à être présentées à un juge à Lyon en fin de journée pour leur éventuelle mise en examen.
BONJOUR
Bienvenue dans ce direct consacré aux conséquences de la mort de Quentin Deranque. Ce jeune homme de 23 ans est mort la semaine dernière après avoir été roué de coups par plusieurs personnes encagoulées, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis.
Retrouvez ici les dernières avancées de l’enquête et les réactions que suscite ce drame.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé mercredi sur X que les droits d’accès de ce collaborateur parlementaire avaient été suspendus suite à son interpellation. « Compte tenu du placement en garde à vue de M. Robin C., connu sous le nom de Robin Michel en sa qualité de collaborateur du député Raphaël Arnault, j’ai évidemment suspendu ses droits d’accès à l’Assemblée nationale comme je l’ai fait pour M. Jacques-Elie Favrot »
, le premier collaborateur à avoir été interpellé, a-t-elle indiqué.
Côté politique, Jordan Bardella a estimé que Raphaël Arnault devrait « démissionner »
. Dans une conférence de presse dédiée à cette affaire, le président du Rassemblement national s’est inquiété d’une présidentielle qui se déroulerait « dans un climat de désordre »
, appelant à « mettre hors d’état de nuire ceux qui veulent déstabiliser le débat démocratique »
.
Jean-Luc Mélenchon, lui, « n’a toujours pas pris la mesure du drame »
, a lancé le ministre de la Justice Gérald Darmanin devant le Sénat mercredi, l’accusant de « relativis(er) le meurtre d’un jeune homme »
. « Les discours de haine (…) créent un climat de violence qui conduit à des drames. Leurs auteurs ne peuvent s’exonérer de leurs responsabilités »
, a appuyé le président LR du Sénat Gérard Larcher, sans nommer LFI, avant de proposer une minute de silence.

