• Donald Trump est arrivé lundi au sommet du G7 fort d’un accord trouvé avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
  • « Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
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Moyen-Orient : un accord trouvé entre l’Iran et les États-Unis

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UN PÉAGE QUI NE DIT PAS SON NOM ?

Dans le très stratégique détroit d’Ormuz, l’Iran devrait facturer des frais liés aux services aux navires, plutôt qu’instaurer un péage dont les États-Unis ne voulaient pas. On fait le point sur LCI.

Ormuz : instauration d’un péage pour les navires ?Source : TF1 Info

VERS UNE RÉOUVERTURE SANS PÉAGE ?

Le vice-président américain JD Vance a dit lundi s’attendre à ce que l’Iran n’applique pas de péage dans le détroit d’Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de pétrole brut qui doit rouvrir totalement vendredi, selon Donald Trump.

« Le détroit est déjà partiellement ouvert, comme vous le savez », a déclaré le président américain aux côtés de son homologue français, Emmanuel Macron, à Evian pour le sommet du G7, au lendemain de l’annonce d’un cadre d’accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre. « Vendredi, il sera complètement ouvert », a ajouté Donald Trump.

« QUE LE PÉTROLE COULE À FLOT »

Donald Trump a affirmé lundi que le détroit d’Ormuz serait « complètement ouvert » vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d’accord trouvé entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

« Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit », s’est réjoui le président américain sur son réseau Truth Social. « Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flot ! »

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Bienvenue dans ce direct consacré au conflit entre l’Iran et les États-Unis. Suivez ici, tout au long de la journée, les dernières informations ainsi que les éclairages de nos experts et envoyés spéciaux.

Donald Trump peut se prévaloir d’une victoire diplomatique après avoir arraché un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, mais celui-ci est entouré de multiples écueils et le président américain a vu son capital politique écorné. L’accueil réservé aux États-Unis à l’annonce dimanche de ce protocole d’accord, qui doit être signé vendredi à Genève, témoigne du scepticisme ambiant alors que la guerre est très impopulaire en raison de l’envolée des prix du pétrole et de l’inflation.

Iran et les États-Unis sont convenus d’un accord pour mettre fin à près de quatre mois de guerre, ouvrant la voie à des négociations sur le programme nucléaire de la République islamique et la levée des sanctions. Le protocole d’accord revient, de facto, à prolonger le cessez-le-feu en vigueur de 60 jours et à permettre la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial, avant d’entamer des négociations qui s’annoncent extrêmement délicates sur le nucléaire iranien.

Au-delà des proches qui ont aussitôt salué le « président de la paix », les réactions ont été mitigées, y compris dans son propre camp républicain. « Je crains que la vision qu’a l’Iran de cet accord ne corresponde pas à ce qu’affirme l’équipe de négociation américaine », a réagi le sénateur républicain Lindsey Graham, farouche opposant à Téhéran, selon qui tout accord nucléaire conclu avec l’Iran « devra être soumis au Congrès pour examen et vote ». Le sénateur républicain John Cornyn a, lui, republié sur X un message du pasteur conservateur John Hagee disant que « mieux vaut pas d’accord qu’un mauvais accord ».

Du côté de l’opposition démocrate, le sénateur Chris Murphy s’est interrogé sur la possibilité même d’un « accord final ». « Mais s’il y en a un (…), il s’agira essentiellement d’une capitulation face à l’Iran », a-t-il affirmé tout en disant malgré tout « se réjouir, car chaque jour où cette guerre insensée et illégale se poursuit, nous nous affaiblissons ».

De hauts responsables de l’administration Trump se sont évertués à défendre les mérites de l’accord, censé in fine empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire, le vice-président américain JD Vance mettant en avant lundi que lorsque le texte de l’accord sera publié, « tout le monde pourra constater que l’Iran ne recevra pas un centime tant qu’il n’aura pas rempli ses obligations ».

La rédaction de TF1info

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