Emanuele Cappellano (à droite), directeur de Stellantis Europe, à l’usine Stellantis de Mirafiori, à Turin (Italie), le 25 novembre 2025.

Emanuele Cappellano ne mâche pas ses mots. En prenant la direction de Stellantis pour l’Europe, en octobre 2025, cet Italien très direct dit avoir eu « une bonne et une mauvaise surprise ». La bonne, c’est la manière dont le groupe a changé depuis son expatriation au Brésil, en 2014, au sein de Fiat Chrysler. Loin de fustiger l’héritage de l’ex-PDG du groupe, Carlos Tavares, il salue le résultat en Europe de la fusion, en 2021, de PSA Peugeot Citroën avec Fiat Chrysler.

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La mauvaise nouvelle, selon lui, « c’est la totale déconnexion entre les clients, les constructeurs et les régulateurs ». Les premiers ne montrent guère d’appétit pour les voitures neuves, trop chères, notamment les électriques, les deuxièmes ont des marges étriquées, voire négatives sur les « wattures », tandis que les troisièmes restent déterminés à imposer l’électrique d’ici à 2035, malgré les signaux envoyés par le marché et les constructeurs. Le patron, que Le Monde a rencontré, vendredi 9 janvier, au Salon de l’automobile de Bruxelles, veut malgré tout reconquérir les parts de marché perdues par le groupe en Europe. De 22 % en 2021, elles sont tombées à 16 % en 2025.

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