
Près de cinq ans après l’assassinat du président Jovenel Moïse, en juillet 2021, un troisième gouvernement de transition de suite a été investi en Haïti, alors que la perspective du déroulement, à la date prévue, des élections générales en août – les premières depuis dix ans – semble déjà s’éloigner dans ce pays en proie à une profonde crise politique et sécuritaire. Ces dernières semaines, les gangs qui sèment la terreur depuis plusieurs années dans la capitale haïtienne ont redoublé de violence.
Samedi 7 février, alors que son mandat touchait à sa fin, le Conseil présidentiel de transition (CPT) a remis le pouvoir, lors d’une cérémonie de passation à Port-au-Prince, à Alix Didier Fils-Aimé, le premier ministre qu’il avait nommé en novembre 2024 après avoir limogé son prédécesseur. Organe de gouvernance collégial, le CPT avait été installé à la tête du pays en avril 2024, à l’issue d’un compromis politique et sous la pression des partenaires internationaux d’Haïti, après la démission d’Ariel Henry, l’impopulaire premier ministre qui exerçait la présidence par intérim depuis l’assassinat du chef de l’Etat.
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