Des partisans du premier ministre, Viktor Orban, à Budapest, le 15 mars 2026.

Impossible de savoir qui a gagné la bataille du nombre, faute de comptage indépendant, mais Viktor Orban et son opposant Peter Magyar ont tous deux réussi à réunir, dimanche 15 mars, plus de 100 000 personnes dans les rues de Budapest, à l’occasion de la fête nationale hongroise.

A moins d’un mois des élections législatives du 12 avril, qui s’annoncent difficiles pour le premier ministre nationaliste sortant, ces deux immenses marches, tenues à quelques rues et à quelques heures d’écart, ont confirmé la polarisation de ce pays de 9,5 millions d’habitants autour de la guerre en Ukraine.

D’un côté, les partisans de Viktor Orban amenés par bus de tout le pays ont défilé dans le cadre d’une « marche pour la paix » qui affichait surtout des messages anti-Ukraine, avec des pancartes montrant le visage de M. Magyar et celui du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, barrés de rouge avec l’inscription « Stop la guerre ». « Peter Magyar est pour l’Ukraine », affirmait une autre pancarte sur fond bleu et jaune, les couleurs du drapeau ukrainien. « Vous allez choisir qui va former un gouvernement : moi ou Zelensky », a lancé M. Orban sur la place Kossuth, devant le Parlement, au cœur de la capitale.

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