- La fusée SLS de la mission Artemis II a décollé sans incident du pas de tir du légendaire Centre spatial Kennedy, en Floride.
- À bord, quatre astronautes : trois Américains, ainsi qu’un Canadien.
- Un décollage historique : depuis plus de 50 ans, c’est la première fois que des astronautes sont à nouveau envoyés autour de la Lune.
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Avec Artemis, l’Homme bientôt de retour sur la Lune
Un décollage qui donne des frissons. La fusée de la Nasa emmenant les quatre astronautes de la mission Artemis II pour un aller-retour de dix jours autour de la Lune a décollé sans incident mercredi soir de Floride. « Nous partons pour l’humanité tout entière »,
a déclaré dix minutes avant le décollage l’astronaute canadien Jeremy Hansen depuis son siège. Trois Américains et un Canadien se sont envolés du légendaire Centre spatial Kennedy, d’où étaient partis les astronautes d’Apollo, pour ce premier retour vers la Lune en plus de 50 ans.

« Pour cette mission historique, vous emportez avec vous le cœur de l’équipe Artemis, l’esprit audacieux du peuple américain et de nos partenaires à travers le monde, ainsi que les espoirs et les rêves d’une nouvelle génération. Bonne chance. Bon voyage, Artemis II »
, a déclaré la directrice du lancement, Charlie Blackwell-Thompson, habillée de vert comme le veut la tradition.
À bord : les Américains Victor Glover, Christina Koch, Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen. Ils feront jusqu’à jeudi le tour de la Terre pour vérifier que les systèmes fonctionnent, puis prendront la direction de la Lune, aux environs de laquelle ils parviendront lundi. Ils en feront le tour sans s’y poser, comme Apollo 8 en 1968.
Pour assister à ce vol historique, des foules se sont massées sur la côte de Floride, et des médias de 18 pays se pressent au Centre spatial Kennedy. La journée a été longue : le remplissage des immenses réservoirs de millions de litres d’oxygène et d’hydrogène liquides a duré à lui seul quatre heures. Puis, plusieurs heures avant le décollage, les astronautes se sont sanglés au sommet de la fusée, dans Orion, qui sera leur habitat jusqu’à leur retour sur Terre prévu le 10 avril.

