• Des manifestations ont eu lieu dans de nombreuses villes françaises ce dimanche 8 mars à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.
  • Le cortège parisien a été marqué par la présence de Gisèle Pelicot et de sa fille, Caroline Darian.
  • Selon la CGT, 200.000 personnes se sont rassemblées dans toute la France.

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Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Un symbole puissant en cette journée internationale des droits des femmes. Gisèle Pelicot, victime des viols de dizaines d’hommes organisés par son ex-mari et devenue une figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles, et sa fille Caroline Darian, sont apparues côte-à-côte en tête du cortège organisé ce dimanche 8 mars à Paris pour l’occasion. « On ne lâchera rien !« , a lancé Gisèle Pelicot à la foule, acclamée par les manifestants. « Je suis extrêmement honorée d’être ici en présence de ma maman, qui envoie un vrai message d’espoir à toutes les victimes de France« , a expliqué Caroline Darian, qui a porté plainte contre son père, qu’elle accuse de l’avoir agressée sexuellement.

Comme elles, des milliers de personnes ont défilé dans toute la France pour exprimer leur soutien à la lutte pour les droits des femmes ou à la dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Lyon, Lille, Bayonne, Toulouse, La Rochelle, Auch… Au total, 200.000 manifestants ont participé aux rassemblements organisés dans de nombreuses villes françaises ce dimanche, selon les chiffres de la CGT. D’après la même source, 130.000 d’entre eux étaient présents à Paris, où se trouvait la secrétaire générale du syndicat, Sophie Binet. Cette « forte mobilisation rappelle que nous ne laisserons pas le gouvernement et le patronat enterrer les droits des femmes comme ils le font actuellement sur la directive européenne sur l’égalité salariale« , a estimé cette dernière, citée par l’AFP.

Gisèle Pelicot, représentée sur cette pancarte, était présente à Paris dans le cortège. – Frédéric Moreau / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a défilé à Paris pour défendre les droits des femmes.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a défilé à Paris pour défendre les droits des femmes. – Frédéric Moreau / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Lille, Lyon, Toulouse… Des dizaines de milliers de personnes ont défilé à travers la France ce dimanche 8 mars, comme ici à Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques. – Guillaume Pinon / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

« Nous sommes en alerte »

Plusieurs moments forts ont marqué les différentes manifestations ce dimanche. À Paris, une vingtaine de Femen ont réalisé un happening dans la cour du Louvre. Seins nus et déguisées avec des masques en forme de tête de porcs, elles souhaitaient pointer du doigt les personnes liées à l’affaire Jeffrey Epstein, ce financier américain mort en prison en 2019 et mis en cause pour avoir monté un vaste système d’exploitation sexuelle de femmes, notamment mineures. 

En parallèle, plusieurs dizaines de personnes se sont allongées sur la place de la République pour dénoncer les féminicides et la position de l’État vis-à-vis de ces crimes. « 167 féminicides en 2027 : l’Etat nous laisse pour mortes« , a affiché ainsi une banderole du collectif féministe #NousToutes dans le cadre de cette action. 

Une vingtaine de militantes Femen, déguisées avec des masques de cochon, ont mené un happening à Paris dénonçant les personnes impliquées dans l’affaire Epstein. – Kenzo TRIBOUILLARD / AFP
« 167 féminicides en 2027 : l’Etat nous laisse pour mortes », a dénoncé le collectif Nous Toutes, lors de la manifestation pour la journée internationale des droits des femmes à Paris. – Bastien André / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Autre revendication partagée dans différents cortèges : la lutte contre la montée du conservatisme. « Le féminisme d’extrême droite n’existe pas« , pouvait-on par exemple lire sur une pancarte à Lyon (Rhône), en référence au groupuscule identitaire Némésis, accusé « d’instrumentaliser » le combat féministe pour diffuser des idées « xénophobes« . « Némésis, hors de nos luttes« , était affiché comme slogan par une autre manifestante, à Toulouse (Haute-Garonne).

T.A. avec AFP

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