
Les réformateurs sont les nouvelles cibles du régime iranien. Lundi 9 février, l’ancien député Ali Shakouri-Rad et le porte-parole du Front des réformes, Javad Emam, ont été arrêtés par le service de renseignement des gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime. La veille, deux autres membres de ce même Front, la secrétaire générale, Azar Mansouri, et le président du comité politique, Ebrahim Asgharzadeh, avaient été interpellés, tandis qu’étaient perquisitionnés les domiciles du vice-président, Mohsen Armin, et de la secrétaire, Badr-ol-Sadat Mofidi. Le Front des réformes chapeaute les partis et organisations réformistes.
Ces opérations sont intervenues après la publication d’un communiqué du Front des réformes dénonçant la répression des manifestations de décembre 2025 et de janvier. Publié le 1er février, le texte proposait la création d’une « Assemblée de salut » pour « sauver l’Iran ».
« Sur la base (…) des évaluations disponibles, on peut aujourd’hui affirmer clairement qu’une large partie des citoyens iraniens a perdu confiance en toutes les institutions et capacités qui étaient censées (…) les représenter et défendre leurs revendications ; et le Front des réformes ainsi que le courant réformiste ne font pas exception à cette profonde défiance », peut-on lire dans ce communiqué.
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