
« Lion rugissant ». C’est le nom israélien de l’opération militaire conjointe lancée le 28 février par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran. Depuis, le feu s’est propagé à travers tout le Moyen-Orient : assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei ; frappes massives, de Téhéran à Beyrouth et jusqu’au cœur des pays du Golfe, causant plus d’un millier de morts et le déplacement de centaines de milliers de personnes ; offensive terrestre israélienne dans le sud du Liban.
Sur le terrain, du côté de l’Etat hébreu, les forces engagées combinent un noyau dur de soldats de carrière et une masse plus flexible de réservistes et de conscrits – les trois piliers de son armée. Dimanche 1er mars, Israël a battu le rappel de 100 000 réservistes, en plus des 50 000 déjà mobilisés.
Tsahal – littéralement « armée de défense d’Israël » – repose sur un modèle de conscription quasi universelle et obligatoire qui prévoit une durée de service de près de trois ans pour les hommes et de deux ans pour les femmes. En sont principalement exemptés la plupart des juifs ultraorthodoxes et des Palestiniens d’Israël. Chaque année, l’armée israélienne incorpore près de 170 000 jeunes lors de trois vagues d’enrôlement ponctuées de journées d’appel.
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