
Près de deux ans après le féminicide de Giulia Cecchettin − l’étudiante de 22 ans assassinée à coups de couteau par son ancien compagnon – qui avait choqué l’opinion nationale et rouvert le débat sur les violences contre les femmes, la société italienne est confrontée à un nouvel examen de conscience. Les dénonciations venant de personnalités publiques se multiplient au sujet de la diffusion en ligne d’images dégradantes, à caractère sexuel, comprenant des montages obscènes visant des centaines de femmes parmi lesquelles des personnalités de premier plan comme la présidente du conseil, Giorgia Meloni.
Le choc s’est propagé après les dénonciations de l’écrivaine Carolina Capria au sujet d’une page Facebook, intitulée « Mia Moglie » (mon épouse, en Italien), contenant des photographies intimes de femmes mises en ligne par des hommes de leur entourage sans leur consentement et accompagnées de commentaires attentant à leur dignité. Sur son compte Instagram, le 19 août, l’autrice a dénoncé une « masculinité qui conquiert, prend d’assaut, occupe ». Le groupe « Mia Moglie » comptait plus de 30 000 membres lorsqu’il a été fermé le 20 août. Plusieurs milliers de plaintes ont été reçues par les forces de l’ordre. Vendredi, l’avocate Annamaria Bernardini de Pace a pour sa part annoncé une action de groupe contre Facebook.
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