William Rezé, alias Thylacine, en Namibie, en janvier 2025.

La lueur orangée du soleil a lentement réveillé la terre de sable rouge. Désert du Kalahari, Namibie, 9 janvier. Dans l’ombre encore fraîche des arbres épars, trois gnous étirent leurs longues pattes. Un groupe de springboks, ces antilopes de la taille d’une brebis, cherche quelques pousses nouvelles dans la fraîcheur de l’aube. La journée promet d’être chaude, 45 °C attendus. William Rezé, plus connu, pour ses compositions de musique électronique, sous le nom de Thylacine, met le nez à la porte de sa caravane Airstream aux allures de vaisseau spatial, tout en aluminium, qu’il a transformée en un véritable studio nomade. Aujourd’hui, il a prévu d’enregistrer un son générique du bush. Oiseaux, insectes, crissement du sable, vent, atmosphère : capter l’indicible dont il nourrit ensuite ses compositions.

Sa complice, Cécile Chabert, photographe et vidéaste, s’est levée au milieu de la nuit pour photographier la clarté lunaire à nulle autre pareille, à l’en croire, en ces latitudes. On arrive à la fin du voyage. Voici trois mois que le tandem parcourt la Namibie, s’arrêtant ici et là pour y trouver la matière – sonore, humaine, instrumentale, visuelle – dont Thylacine fera la chair de son nouvel album, Roads vol.3, qui sort le 31 octobre (mais dont le premier single, Dokido, est diffusé depuis le 29 août), et Cécile Chabert, les clips et le documentaire qui l’accompagneront sur les plateformes et pendant la tournée. Une cinquantaine de dates en France et en Europe à partir du 8 novembre, dont un Zénith à Paris, le 19 mars 2026.

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