Christian Tein, leader indépendantiste kanak assiste au congrès du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, à Ponerihouen, en Nouvelle-Calédonie, le 6 décembre 2025.

Qui pèse quoi dans le débat politique en Nouvelle-Calédonie ? Impossible de le dire tant les violences de 2024 ont rebattu les cartes et polarisé les débats. Or les élections provinciales, reportées à quatre reprises en deux ans et qui n’ont pas eu lieu depuis 2019, doivent se tenir d’ici à la fin de l’année. En décembre, si la réforme constitutionnelle créant un nouveau statut pour l’archipel est adoptée. En juin, si elle est rejetée. Les municipales de mars font donc office de répétition générale et seront l’occasion d’envoyer des messages à Paris, alors que la loi constitutionnelle doit être examinée le 24 février par le Sénat.

Le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), opposé à ce nouveau statut, l’a bien compris et a appelé ses militants à se déplacer massivement aux urnes « pour se faire entendre jusqu’à Paris. On nous dit que nous sommes minoritaires, on va montrer que ce n’est pas le cas », assure Désiré Tein, militant FLNKS et frère de Christian Tein, le président du mouvement, actuellement en France pour mobiliser les parlementaires contre la réforme. En brousse et dans les îles, le mouvement qui détient actuellement 13 des 33 communes du territoire ne devrait rencontrer aucune difficulté à faire le plein. Il peut également espérer enlever certaines des cinq mairies détenues par l’Union nationale pour l’indépendance (UNI), favorable au nouveau statut prévu dans l’accord de Bougival du 12 juillet 2025, et qui a pris ses distances du FLNKS.

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