Des procureurs spécialisés dans la lutte contre le crime organisé manifestent devant leurs bureaux, à Belgrade , le 4 février 2026.

Depuis lundi 2 février, des dizaines d’employés du parquet serbe spécialisé contre la criminalité organisée (TOK) débrayent symboliquement tous les jours à 9 heures, pendant une dizaine de minutes, devant le tribunal de Belgrade où sont jugés certains des criminels les plus dangereux de tous les Balkans. Les membres de ce parquet d’élite protestent contre la réforme de la justice promulguée le 30 janvier par le président nationaliste Aleksandar Vucic, en dépit des vivres critiques des syndicats de magistrats, des ONG et de l’Union européenne (UE).

Si la réforme entre en vigueur comme prévu dans les prochains jours, « nous perdrons onze procureurs et tomberons à neuf pour reprendre les milliers de pages de dossiers en cours », a déclaré, lundi, Mladen Nenadic, le chef de ce parquet notamment connu pour mener les enquêtes en collaboration avec la justice française. Des enquêtes conduites sur Sky ECC, un logiciel de communication cryptée dont la pénétration en 2020 par les polices françaises et néerlandaises a permis de faire tomber plusieurs groupes criminels serbes connus pour leur connexion au plus haut niveau de l’Etat.

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