Un magasin vendant de l’alcool, à Damas, le 17 mars 2026.

Signe du virage conservateur imposé à la société par les islamistes au pouvoir en Syrie, les autorités ont interdit la consommation d’alcool dans les restaurants, les cafés et les bars de la capitale. Un décret, publié lundi 16 mars par le gouvernorat de Damas, exige que les licences des boîtes de ⁠nuit et des débits de boissons soient converties en licences de café. Il limite la vente d’alcool aux bouteilles scellées vendues dans des commerces de détail, uniquement ‌dans les quartiers en majorité chrétiens de Bab Touma, Bab Charki et Qassaa, et destinées à une consommation à domicile.

Tout établissement distribuant de ​l’alcool doit être situé à au moins 75 mètres d’un lieu de culte et d’une école, ‌ainsi qu’à au moins 20 mètres des postes de police et institutions gouvernementales, précise le décret. Il ‌accorde aux propriétaires de bars un délai ⁠de ‌trois mois pour se conformer aux nouvelles dispositions.

La décision émane du gouverneur de Damas, Maher Marwan, ancien cadre de Hayat Tahrir Al-Cham, le groupe rebelle que dirigeait le président de transition Ahmed Al-Charaa. Les autorités disent avoir agi en réponse aux plaintes d’habitants et pour empêcher des pratiques contraires à la « moralité publique ».

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