A Tunis, le 31 mai 2023.

Derrière une cage d’escalier, à l’abri des regards, le Planning familial de Sousse ouvre ses portes, comme chaque lundi. Les habitants de la troisième ville du pays y sont accompagnés pour la contraception d’urgence mais, depuis plusieurs semaines, le stock de pilules du lendemain est épuisé. « Il m’en restait six, que je réservais pour les jeunes, mais j’ai tout distribué avant le début du ramadan », explique l’infirmière rattachée au service.

Les pénuries touchent aussi les pharmacies des rues adjacentes. « Je ne compte pas le nombre de personnes venues en demander ces derniers jours, c’est quotidien et ça touche tout le pays », assure la gérante d’une officine du centre-ville. Les pilules, ajoute-t-elle, sont loin d’être les seules touchées par les ruptures de stock : « Cela fait des mois qu’il manque du Gardenal [médicament contre les crises d’épilepsie], de la Ritaline [traitement du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité], et plein d’autres médicaments importants. » Un témoignage qui fait écho à des alertes similaires lancées depuis janvier, à Sfax et Tunis.

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