
La flambée des prix mondiaux du gaz depuis la crise au Moyen-Orient continue de susciter une vive inquiétude sur les marchés européen et asiatique. Dans ce contexte de forte volatilité, l’Ouzbékistan apparaît à première vue relativement préservé. Dans ce pays d’Asie centrale peuplé de près de 40 millions d’habitants, le gaz représente près de 80 % environ de la production d’électricité de l’Ouzbékistan et les prix domestiques restent largement administrés.
Mais cette apparente stabilité masque des fragilités croissantes. Face à la baisse continue de la production et à des dysfonctionnements structurels, les autorités ont engagé, au début de l’année, une série de réformes pour enrayer le déclin des volumes en recul depuis près d’une décennie, ainsi que les pratiques de corruption qui persistent dans le secteur.
Le sous-sol ouzbek est pourtant riche en ressources gazières, estimées entre 1 200 et 1 840 milliards de mètres cubes, ce qui place le pays parmi les 20 premières réserves mondiales. Mais la production nationale s’est nettement contractée, passant de 66 milliards de mètres cubes en 2010 à 44,6 milliards en 2024. Cette chute spectaculaire d’un tiers a conduit l’Ouzbékistan à devenir importateur net de gaz pour la première fois en 2023.
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