• La nuit du 29 au 30 juillet était, pour les pompiers, la huitième consacrée à la lutte contre le mégafeu qui sévit en Gironde.
  • Même si elle a été plus calme, il a fallu traiter les points chauds menaçants.

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Des feux allumés de façon volontaire en Gironde. Ces opérations sont, en réalité, menées par les pompiers qui effectuent ce qu’on appelle une opération de brûlage tactique. « On allume des bandes pour s’appuyer sur la route qu’on a juste derrière où il y a le véhicule et éviter que le feu brûle une autre partie qu’on veut préserver« , explique Arnaud, sapeur-pompier de Haute-Garonne, au micro de LCI dans le reportage en tête de cet article.

Il s’agit là d’une technique très délicate, qui nécessite des gestes précis et une météo particulière. Avec ce feu, les pompiers espèrent bloquer la progression des flammes. L’incendie n’est pas très loin, alors que déjà plus de 40.000 hectares sont partis en fumée.

Sur une autre zone, les pompiers emploient une autre méthode : noyer le sol. Derrière le calme apparent, un brasier se cache en effet sous leurs pieds. Jour et nuit, une cinquantaine de soldats du feu se relaient sur cette parcelle.

« Le feu se trouve dans le sol, sous la tourbe. L’eau étant projetée sur le sol qui est très chaud, il y a la vapeur d’eau, mais sinon on ne le voit pas des fois« , détaille David Laubry, sapeur-pompier et chef de groupe d’Alès (Gard). Pour arroser en permanence, deux citernes approvisionnent les camions. À noter que la situation reste très imprévisible et que les reprises de feu menacent.

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