- Emmanuel Macron a annoncé mardi soir le déploiement du Charles de Gaulle au Moyen-Orient
- Pour ce faire, le porte-avions a été dérouté et fait route vers la Méditerranée.
- Une équipe de TF1 était à bord au moment de l’annonce de ce changement d’itinéraire à l’équipage.
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« Communication générale du commandant : Bonjour à tous,
le président de la République
, à travers les ordres du chef d’état-major des armées, nous a demandé de rallier la Méditerranée le plus rapidement ».
L’air martial, le capitaine de vaisseau
Thomas Puga, commandant du porte-avions Charles de Gaulle, annonce à ses 2.000 marins leur changement de cap. Une équipe de TF1 est à bord, c’est la seule à être embarquée au plus près de cette nouvelle mission.
On va se réentraîner à prendre des mesures d’alerte. On va se réentraîner à aller au poste de combat. On va se réentraîner à préparer les avions d’une certaine façon.
On va se réentraîner à prendre des mesures d’alerte. On va se réentraîner à aller au poste de combat. On va se réentraîner à préparer les avions d’une certaine façon.
Capitaine de vaisseau Thomas Puga, commandant du porte-avions Charles de Gaulle
La préparation est minutieuse. Les entraînements se poursuivent et s’intensifient. Trente secondes seulement séparent le catapultage de deux avions de chasse. Un exercice davantage ciblé contre les drones ou les types de missiles lancés dans la région, si le groupe aéronaval était amené à se défendre. « Typiquement, on va se réentraîner à prendre des mesures d’alerte. On va se réentraîner à aller au poste de combat. On va se réentraîner à préparer les avions d’une certaine façon »,
indique le commandant dans le reportage ci-dessus.
A ce moment précis, seuls les marins sont au courant de leur mission. À bord, c’est le silence radio, comme le veut la procédure. « On coupe toutes les communications vers l’extérieur pour garantir une discrétion absolue. Tout cela évidemment afin que la mission se poursuive »
, précise la journaliste de TF1 à bord, Charline Hurel. La vitesse maximale est enclenchée pour le fleuron de la marine. Sa puissance a été activée par l’amiral dès que l’ordre a été donné de changer de cap.
Il parcourt désormais mille kilomètres par jour. « Nous allons réfléchir à la façon dont on va pouvoir exécuter ce que nous demandent le président de la République et le chef d’état-major des armées, c’est-à-dire assurer la protection de nos emprises et de nos ressortissants, soutenir nos alliés dans la région »
, souligne le contre-amiral Thibault Haudos de Possesse. Jour et nuit, le travail à bord va se poursuivre. Le porte-avions devrait mettre 8 jours à rejoindre la Méditerranée orientale.
Une trentaine d’avions Rafale, trois avions de surveillance et des hélicoptères combat
Quelle va être la mission de ce monstre de 40.000 tonnes, propulsé par deux réacteurs nucléaires ? Selon Emmanuel Macron, elle est avant tout défensive. La France montre les muscles, montre qu’elle est là, prête à défendre les intérêts de l’Europe et de ses alliés. Lundi 2 mars, une base britannique a été touchée par un drone iranien à Chypre. Pour cette mission, le Charles de Gaulle peut compter sur l’arsenal qu’il transporte : une trentaine d’avions Rafale, trois avions de surveillance et des hélicoptères combat. Une capacité de 1.000 missions aériennes en 10 jours. Le porte-avions ne se déplace jamais seul, il est escorté par plusieurs frégates d’interception. Un sous-marin le précède également en guise de protection.
Pourquoi le Charles de Gaulle est-il déployé ?Source : TF1 Info
Le porte-avions est aujourd’hui envoyé en Méditerranée orientale, mais pour l’amiral Richard Wilmot-Roussel, ancien commandant du Charles de Gaulle, il pourrait tout aussi bien se déployer dans une région beaucoup plus exposée. « Il peut y avoir aussi d’autres choses à faire dans la région. Il y a le détroit d’Ormuz qui est un détroit extrêmement important puisque beaucoup de matières premières, et en particulier du pétrole, transitent par ce détroit. Peut-être que la force navale française pourra peut-être un moment donné jouer un rôle aussi dans cette zone-là »,
explique-t-il.
A ce stade, cette option n’est officiellement pas à l’ordre du jour, mais en envoyant le Charles de Gaulle, la France se prépare à tous les scénarios.

