Devant le palais de justice de Marseille, le 20 janvier 2026.

Le 4 avril 2022, en perquisitionnant un véhicule dans le cadre d’une enquête liée à un double narchomicide et à l’assassinat d’un homme brûlé vif dans un coffre de voiture, les enquêteurs découvrent dans la boîte à gants la photo d’une des figures de la criminalité organisée marseillaise, deux fiches pénales de l’administration pénitentiaire concernant deux détenus membres de la bande criminelle dite des « Blacks » et… le planning de travail d’un surveillant de la prison des Baumettes.

Le 20 février, jugé pour corruption par le tribunal correctionnel, ce fonctionnaire de l’administration pénitentiaire, âgé de 28 ans, a reconnu qu’il avait touché 200 euros par fiche pénale mais, a-t-il expliqué, « je n’ai pas réfléchi aux enjeux associés à ces documents ». Le procureur les lui a rappelés en requérant contre lui trois ans de prison dont deux avec sursis et l’interdiction définitive de toute fonction publique. « Le premier intérêt de la fiche pénale c’est la date de libération d’un détenu, avec les conséquences funestes que cela peut avoir », a souligné le magistrat. Le jugement sera rendu le 20 mars et viendra illustrer combien le risque corruptif affecte l’ensemble des administrations du ministère de la justice.

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