
Depuis qu’elle a pris les rênes du parti Les Ecologistes en 2022, Marine Tondelier enchaîne les déconvenues. En 2024, le parti comptait 16 000 adhérents, très loin de son pari de conquérir 1 million de sympathisants en cinq ans. La même année, aux élections européennes, sa candidate Marie Toussaint réalise l’un des plus faibles scores du mouvement depuis trente ans (5,5 %). Le bilan des municipales est, lui aussi, des plus moroses : si Lyon, Grenoble et Tours sont restées aux mains des Ecologistes, son parti n’est pas parvenu à conserver six autres municipalités gagnées en 2020, dont Bordeaux et Strasbourg.
Mais, même aux yeux de ses contempteurs, la secrétaire nationale n’est pas dénuée d’un certain talent. A chaque revers, la numéro un des Ecologistes parvient à éviter les procès internes et autres appels à la démission. « Il n’y a jamais de bilan, de remise en question. Elle évite chaque responsabilité et nous envoie d’échec en échec », déclare au Monde la députée écologiste de Paris Sandrine Rousseau. Si cette dernière ne réclame pas de « congrès extraordinaire » pour démettre la dirigeante du mouvement, elle compte néanmoins lui mettre la pression. La semaine après les municipales, afin de réfléchir à la meilleure façon de peser, elle a réuni son courant, dont certains membres sont de plus tentés de rejoindre La France insoumise (LFI).
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