- Le label « fait maison » fait polémique en raison de son manque de transparence.
- Les professionnels jugent ses conditions trop complexes.
- L’équipe de « Bonjour ! Avec vous » fait le point.
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Bonjour ! La Matinale TF1
Le label « fait maison » crée des remous dans le secteur de la restauration. À l’instar de Thierry Marx, certains restaurateurs demandent à le rendre plus lisible et transparent. Dans l’émission « Bonjour ! Avec vous »
de ce mardi 24 février, certains téléspectateurs partagent, eux aussi, leur opinion en trouvant le label obscur, comme Aurélie, qui écrit : « Je me méfie des labels fait maison et autres : je ne sais pas ce qui se cache dessous »
. Elle n’est pas la seule à ne pas faire confiance au label « fait maison », puisque 61% des téléspectateurs pensent comme elle.
Ce label est en effet flou, confirme Bénédicte Le Chatelier. La journaliste explique que ce label, qui existe depuis 2014, fonctionne via un système d’auto-déclaration : les restaurateurs peuvent décider d’utiliser le label « fait maison » sur leur carte sans « passer d’examen »
– ils peuvent cependant être contrôlés par la suite. Elle revient aussi sur la définition du « fait maison » : « plat préparé sur place avec des produits bruts »
. Ces « produits bruts »
sont les produits crus (légumes, viande, poisson, etc.) qui peuvent avoir été surgelés s’ils n’ont pas été « préparés »
à l’avance : « si les oignons sont surgelés, ça passe, s’ils ont été découpés puis surgelés, alors ce n’est pas si clair »
.
Assouplissement des règles
Certaines mesures sont envisagées par les autorités pour assouplir les conditions du label « fait maison », ajoute Julie Tomeï. Parmi elles, « l’ouverture aux ovoproduits, c’est-à-dire
les œufs
qui sont déjà séparés de leurs coquilles, comme les bidons de blanc ou de jaune d’œuf »,
aux légumes blanchis déjà préparés, aux crèmes végétales ou à la chair de crabe, des aliments qui jusque-là, n’étaient pas compatibles avec le label « fait maison ».
Interrogé par les équipes de « Bonjour ! Avec vous », le chef et président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) Thierry Marx explique pourquoi, lui aussi, il demande une clarification du « fait maison », pour que le label devienne « une vraie garantie de qualité du sourcing du produit : où il est fait, comment il est transformé et par qui »
. Il confirme que le « fait maison » est un atout pour ramener des clients dans les restaurants : « ça crée un climat de confiance. (…) On doit savoir si les produits sont plutôt de l’ultra-transformé ou du fabriqué ailleurs qui est simplement réchauffé et remis dans une assiette, ou si on a protégé un savoir-faire, un artisanat »
.

