• Certains dirigeants européens, comme Emmanuel Macron, veulent relancer les contacts avec la Russie de Vladimir Poutine.
  • Le général Pierre de Villiers, ancien chef d’état-major des armées, invité de LCI ce mercredi, soutient cette idée.

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Ukraine-Russie : des discussions de paix sous tension

Un certain nombre de dirigeants de l’UE, dont Emmanuel Macron (nouvelle fenêtre), cherchent depuis plusieurs semaines à relancer les contacts avec la Russie de Vladimir Poutine afin de mettre fin à la guerre en Ukraine. Le président français (nouvelle fenêtre)est celui qui est le plus en pointe dans les tentatives de discussion avec Moscou. Selon L’Express (nouvelle fenêtre), son conseiller diplomatique Emmanuel Bonne a rencontré le 3 février à Moscou son homologue du Kremlin Iouri Ouchakov pour une réunion discrète. Dans un entretien publié mardi par plusieurs journaux européens, dont El Pais et Süddeutsche Zeitung, Emmanuel Macron a déclaré vouloir que cette reprise du dialogue soit « bien organisée » avec les Européens, mais sans « trop d’interlocuteurs »

Ce mercredi, sur LCI, le général Pierre de Villiers a soutenu la volonté du président de la République. « Je pense que le président français a raison, parce qu’il faut qu’on parle aux deux protagonistes le plus vite possible pour les mettre autour de la table, et pour aller vers la paix », a indiqué l’ancien chef d’état-major des armées. « Il n’y a pas de solution militaire. »

Il faut que Vladimir Poutine accepte d’aller autour de la table, sérieusement

Le général Pierre de Villiers, ancien chef d’état-major des armées

« Il faut parler à l’agresseur (de l’Ukraine, ndlr) pour le convaincre de s’arrêter, une bonne fois pour toute, en ayant les garanties » pour que la guerre ne reprenne pas « quelques jours, quelques semaines, quelques mois après la paix », a poursuivi Pierre de Villiers. « Il faut s’imaginer que peut-être un jour nous retrouverons une Russie avec laquelle nous pourrons parler plus facilement », veut-il croire.

Le Kremlin dit voir d’un bon œil une éventuelle reprise des discussions. Se fera-t-elle pour autant ? Les pays de l’Union européenne doivent d’abord se mettre d’accord sur ce qu’ils attendent de la Russie avant de parler avec son président, a jugé mardi la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas. Et la Russie voudra-t-elle encore gagner du temps, en discutant tout en ne faisant aucune concession majeure et en poursuivant les attaques contre l’Ukraine ? « Il faut que Vladimir Poutine accepte d’aller autour de la table, sérieusement » afin que le président russe consente « dans un premier temps à un cessez-le-feu et ensuite à un plan de paix », a expliqué le général Pierre de Villiers. 

Selon l’ancien chef d’état-major des armées, deux sujets de négociations sont particulièrement « difficiles » : les garanties de sécurité et l’aspect territorial. « Je ne pense pas que Vladimir Poutine acceptera des troupes de l’Otan sur le sol ukrainien, c’est pour ça qu’il a fait la guerre. Donc il faut trouver un dispositif qui soit suffisamment fort, avec évidemment le parapluie américain au-dessus, sinon ça ne fonctionnera pas », a estimé Pierre de Villiers.

JC

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