
Tout sourire, le ministre des transports, Philippe Tabarot, a fait part de son « bonheur » d’avoir présenté, mercredi 11 février en conseil des ministres, sa loi-cadre sur le financement des infrastructures de transport. Ce texte ne règle pas tout, tant s’en faut, des colossaux besoins d’investissement dans les réseaux routiers, ferroviaire et fluvial. Mais il grave dans le marbre quelques grands principes issus de la conférence Ambition France Transports (AFT), qui avait réuni au printemps 2025 quelque 150 élus et experts du monde des transports.
Ce texte doit être prochainement soumis au Sénat. Mais beaucoup doutent qu’il puisse être transmis avant l’élection présidentielle de 2027 à l’Assemblée nationale qui a déjà un programme bien chargé. Des doutes accentués par le fait que les transports n’ont pas été cités par le premier ministre, Sébastien Lecornu, dans l’entretien qu’il a accordé à la presse régionale, dimanche 8 février.
M. Tabarot n’avait pas réussi à convaincre Bercy du bien-fondé d’une loi de programmation à laquelle il avait cru jusqu’à la dernière minute lors de la restitution des conclusions d’AFT en juillet. La loi-cadre consacre toutefois le principe d’une future loi de programmation « portant sur une période qui ne peut être inférieure à dix ans », permettant d’offrir aux acteurs du secteur le temps long nécessaire à des travaux qui s’anticipent sur un rythme incompatible avec l’annualité budgétaire.
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